Le Coordinateur national du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), Abdoul Sacko, a rompu le silence ce samedi 23 août 2025, plusieurs mois après son enlèvement survenu le 19 février dernier. Dans une déclaration empreinte d’émotion et de reconnaissance, le défenseur des droits humains a tenu à remercier la population guinéenne ainsi que les institutions et organisations qui se sont mobilisées à ses côtés.
« Grâce à votre solidarité, ma vie a été sauvée, ma santé se rétablit progressivement, et mon intégrité physique et morale se reconstitue avec espoir », a-t-il affirmé.
Un enlèvement marqué par des violences
Selon ses propres propos, Abdoul Sacko a été kidnappé, torturé et frappé avant d’être abandonné dans la préfecture de Forécariah par ses ravisseurs. Cet acte, qu’il qualifie de « comportement anti-démocratique », lui a laissé de lourdes séquelles physiques et psychologiques. Malgré cela, il se dit déterminé à poursuivre son combat citoyen.
« Cette solidarité me permet de reprendre progressivement et maintenant, avec plus de vigueur et de résilience, mon engagement citoyen », a-t-il insisté.
Des remerciements à tous les acteurs mobilisés
Dans sa déclaration, le coordinateur du FFSG a adressé sa gratitude aux journalistes, avocats, diplomates, ONG ainsi qu’à de nombreux anonymes qui ont contribué à porter sa cause. « Ce qui m’est arrivé est une propagande excessive, nourrie par l’ignorance de certains et la cupidité d’autres », a-t-il ajouté.
Un espoir pour l’avenir du pays
Membre du Mouvement Mondial pour la Démocratie, Abdoul Sacko a conclu son message sur une note d’espérance. « Il est tout à fait possible de reconstruire la Guinée rêvée du 28 septembre et du 02 octobre 1958 », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi son attachement aux idéaux démocratiques.
Cette sortie d’Abdoul Sacko, première depuis son enlèvement, intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques en Guinée, sous l’ère du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) dirigé par le général Mamadi Doumbouya.
IAC, pour www.laguinee.info







