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Koloma : une fillette de 5 ans succombe après une excision, l’auteure interpellée

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C’est n drame qui relance le débat sur la persistance des mutilations génitales féminines malgré l’arsenal juridique en vigueur.

 

La commune de Gbessia, dans le quartier Koloma, est sous le choc après le décès tragique d’une fillette de cinq ans, des suites de complications liées à une excision. Ce fait divers dramatique met en lumière la persistance cruelle de pratiques pourtant illégales et sévèrement réprimées par la loi guinéenne.

Selon les informations rapportées par  nos confrères d’avenirguinee.org , l’intervention, aux conséquences fatales, aurait été pratiquée par sa tante, identifiée sous le nom de Mariam Diallo. La petite fille n’a pas survécu aux séquelles de cette mutilation génitale, succombant quelques semaines après avoir subi ce traumatisme.

Face à ce qu’elle qualifie sans ambages d’« acte criminel », la grand-mère maternelle de la victime a immédiatement saisi la justice. Une plainte a été officiellement déposée, déclenchant l’enquête des forces de l’ordre. La présumée responsable, Mariam Diallo, a été interpellée à son domicile par les éléments de la gendarmerie nationale le mardi 18 août.

Conformément à la procédure, l’accusée a été présentée devant les autorités judiciaires et a été placée sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. Une enquête est désormais en cours sous l’égide du parquet compétent afin d’établir avec précision les circonstances de ce drame et de déterminer les éventuelles responsabilités complices.

Un crime en contradiction avec la loi

Ce drame souligne le fossage alarmant entre un cadre juridique prohibitif et une réalité sociale tenace. La Guinée dispose pourtant d’une législation stricte en la matière. L’excision est expressément interdite et criminalisée par le Code pénal, ainsi que par diverses lois spécifiques sur la protection de l’enfance. Les auteurs de ces pratiques s’exposent à de lourdes sanctions pénales.

Pourtant, comme le démontre tragiquement ce cas, les mutilations génitales féminines (MGF) persistent, y compris en zone urbaine et dans la capitale Conakry. Les défenseurs des droits humains pointent du doigt un cocktail toxique de silence social, de pression culturelle et de complicité familiale qui étouffe les voix des victimes et entrave les efforts de dénonciation, même au sein des communautés où ces actes sont connus.

Ce décès intervient dans un contexte où les organisations nationales et internationales redoublent d’efforts pour éradiquer ces pratiques néfastes, à travers des campagnes de sensibilisation sur les risques sanitaires immédiats (hémorragies, infections, chocs traumatiques) et les séquelles physiques et psychologiques à long terme.

La mort de cette enfant est un rappel cruel de l’urgence de briser la loi du silence. Elle appelle à un renforcement concret des actions de terrain, de la sensibilisation communautaire et de l’application stricte de la loi pour que de tels drames ne se reproduisent plus.

 

Laguinee.info

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