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Présidentielle ivoirienne : l’ancien président Gbagbo s’oppose à Ouattara

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Lors d’un meeting tenu samedi à Yopougon, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a exprimé son opposition à la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat à la présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Devant plusieurs milliers de partisans, il a déclaré : « Je voudrais que vous alliez lui dire qu’il ne fera pas de quatrième mandat ».

Laurent Gbagbo, président du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), estime que la Constitution ivoirienne limite à deux le nombre de mandats présidentiels et que le troisième mandat d’Ouattara, obtenu en 2020, était déjà « anticonstitutionnel ». Il a ajouté que l’opposition restera déterminée à empêcher un nouveau mandat qu’il qualifie d’« illégal ».

« Pourquoi quelqu’un pense-t-il qu’il peut faire quatre mandats ici en Côte d’Ivoire ? Je refuse », a-t-il insisté. Selon lui, la limitation des mandats a été introduite après la transition militaire de 1999.

Le chef de l’État sortant, âgé de 83 ans, a annoncé le 29 juillet sa candidature pour l’élection présidentielle d’octobre, justifiant sa décision par la nécessité de gérer des « défis sécuritaires, économiques et monétaires sans précédent ». Selon lui, son expérience est indispensable pour ces enjeux.

Laurent Gbagbo a également dénoncé l’exclusion de plusieurs personnalités de l’opposition de la liste électorale, citant notamment l’ex-Premier ministre Guillaume Soro et le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam. Il a en outre réagi aux informations faisant état d’une marche prévue par le RHDP pour soutenir le quatrième mandat de Ouattara, annonçant que son parti organiserait des contre-manifestations.

Malgré son inéligibilité liée à une condamnation judiciaire, Gbagbo a confirmé son intention de se présenter à la présidentielle, se positionnant comme « candidat contre le quatrième mandat ». Il a enfin exprimé son soutien aux militants de son parti récemment arrêtés et a promis de « tout faire pour leur libération, sans toutefois laisser le quatrième mandat pour cela ».

Contexte constitutionnel

En 2016, après son deuxième mandat, Alassane Ouattara a fait adopter une nouvelle Constitution, marquant le passage de la Côte d’Ivoire à la 3ᵉ République. Cette constitution permet à un président d’effectuer deux mandats. Sur cette base, Ouattara s’est représenté en 2020, considéré comme son « premier mandat » sous la nouvelle Constitution, et entend briguer un second mandat en 2025. Laurent Gbagbo conteste cette interprétation et s’oppose à sa nouvelle candidature.

Le scrutin présidentiel d’octobre 2025 se tiendra dans un climat politique tendu, marqué par de vives contestations autour du processus électoral et de la candidature d’Alassane Ouattara.

 

Laguinee.info

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