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Crise préélectorale en Côte d’Ivoire : la FIDHOP et la LADDEL-BG saisissent la Cour pénale internationale

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La Fondation Internationale pour les Droits de l’Homme et la Vie Pacifique (FIDHOP) et la Ligue Africaine de Défense de la Démocratie, des Libertés et de la Bonne Gouvernance (LADDEL-BG) ont officiellement saisi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye au sujet de violations graves des droits humains en Côte d’Ivoire. La démarche, datée du 15 août 2025, vise à alerter sur des crimes présumés contre l’humanité et à prévenir une nouvelle crise électorale dans le pays.

Dans leur correspondance, les présidents des deux organisations, respectivement Dr Boga Sako Gervais et Dr Amon Julien Koffi, dénoncent des faits « graves d’enlèvements par des individus qualifiés généralement d’“encagoulés” » ainsi que des actes de torture imputables au régime du président Alassane Ouattara depuis 2020. Les ONG soulignent que ces pratiques visent principalement les personnes opposées au pouvoir en place et relèvent de traitements « cruels, inhumains et dégradants ».

Selon les documents transmis à la CPI, des responsables politiques et des acteurs de la société civile ont été arrêtés arbitrairement ou contraints à l’exil après avoir été soumis à des interrogatoires prolongés, parfois jusqu’à vingt heures d’affilée. Les ONG citent notamment le cas du député et porte-parole du PDCI-RDA Bredoumy Soumaila, de Dr Osman Chérif et de Dr Boga Sako Gervais lui-même.

La FIDHOP et la LADDEL-BG rappellent que la torture constitue un crime contre l’humanité selon le Statut de Rome et la Convention internationale contre la torture, ratifiée par la Côte d’Ivoire. Les organisations insistent sur la nécessité de diligenter une enquête afin d’identifier et de poursuivre les commanditaires et auteurs de ces actes.

Créée légalement en Côte d’Ivoire en 2009, la FIDHOP a focalisé son action sur l’observation et la surveillance des violations des droits humains, particulièrement dans des contextes de crises postélectorales. Son fondateur, Dr Boga Sako Gervais, a été contraint à l’exil en Europe pendant dix ans à la suite de la crise postélectorale de 2010-2011 et a récemment quitté la Côte d’Ivoire à nouveau pour échapper à un enlèvement programmé.

La LADDEL-BG, légalement constituée en France en mars 2025, défend les libertés fondamentales et la bonne gouvernance en Afrique. Son président, Dr Amon Julien Koffi, a lui-même été victime de détention et de tortures lors d’une affaire judiciaire en 2020, ayant conduit à la mort de l’un de ses coaccusés en détention.

À travers cette saisie, les deux organisations entendent attirer l’attention de la communauté internationale sur les risques d’une escalade de la violence politique en Côte d’Ivoire et sur la nécessité de protéger les droits des citoyens dans le cadre des échéances électorales à venir.

Laguinee.info

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