spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Crise de liquidités : Bah Oury pas d’accord avec la proposition de la BCRG

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

La crise de liquidités qui paralyse l’économie guinéenne continue de susciter des divergences au sommet de l’État. Dans un entretien exclusif accordé ce samedi au journal Le Punch, le Premier ministre Amadou Oury Bah a ouvertement désavoué l’approche défendue par le Gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba.

En juillet dernier, Karamo Kaba avait proposé une injection massive de billets dans le circuit financier pour tenter de résorber la pénurie de liquidités. Pour le chef du gouvernement, cette stratégie constitue un simple palliatif, incapable de régler durablement le problème.

« La question n’est pas encore d’imprimer des billets de banque pour permettre de satisfaire la demande. Maintenant, si vous imprimez, vous mettez en circulation une monnaie fiduciaire de plus en plus importante. Mais si les circuits financiers et bancaires ne fonctionnent pas, si nous ne collectons pas ces ressources au niveau des banques pour qu’en termes de ressources, chaque banque puisse avoir de manière suffisante, il va de soi que la crise ne sera pas réglée… à chaque fois, vous serez obligé encore d’imprimer, d’imprimer. Ce n’est pas du tout, à la longue, soutenable », a-t-il expliqué.

Amadou Oury Bah plaide plutôt pour une approche structurelle capable de restaurer la confiance dans le système bancaire. Selon lui, seule une réforme en profondeur incitera les acteurs économiques à réintégrer leurs fonds dans les circuits officiels, au lieu de les conserver hors des banques.

Le Premier ministre a également insisté sur l’urgence de moderniser les moyens de paiement afin de réduire la dépendance excessive au cash. « Si de part et d’autre, les opérateurs font un travail de formation et de sensibilisation, vous n’avez pas besoin d’avoir du cash pour faire vos transactions. D’une opération à une autre, vous pouvez passer votre avoir via un transfert pour régler une opération et ainsi de suite. Donc, sans que le cash puisse être utilisé. C’est une approche nouvelle, ça nécessite une explication et une sensibilisation pour que nos approches traditionnelles, de ce point de vue, évoluent », a-t-il martelé.

Alors que le pays fait face à un dilemme entre solutions immédiates mais temporaires et réformes structurelles plus ambitieuses, le Premier ministre reste clair : seule une transformation en profondeur du système financier pourra sortir durablement la Guinée de cette asphyxie monétaire.

laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS