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UFDG : le MR-UFDG accuse Cellou Dalein de sacrifier le parti à son intérêt personnel (communiqué)

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Le Mouvement des Réformateurs de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (MR-UFDG) a réagi vivement, ce mardi 12 août 2025, à la déclaration de Cellou Dalein Diallo sur RFI, lundi 11 août. Dans un communiqué publié à Conakry dont Laguinee.info dispose copie, le MR-UFDG exprime une critique sans concession de la conduite du président de l’UFDG, évoquant « une profonde crise de leadership ».

 

Le communiqué précise :

« Le Mouvement des Réformateurs de l’UFDG a suivi avec attention et perplexité la déclaration de M. Cellou Dalein Diallo sur RFI, ce lundi 11 août 2025. Cette nouvelle sortie confirme, une fois encore, que l’UFDG traverse une profonde crise de leadership. Le constat est clair et sans appel : il n’y a plus ni repères, ni perspectives dans un parti dont le président s’est enfermé dans une posture improductive, risquée et suicidaire. »

 

Le MR-UFDG affirme que l’intérêt personnel de M. Diallo prime sur celui du parti :

« Aujourd’hui plus que jamais, il est manifeste que ni l’avenir de l’UFDG, ni celui de ses responsables, ni le sort de ses militants ne constituent la priorité de M. Diallo. Une seule chose compte à ses yeux : sa personne. »

 

La prise de position de M. Diallo, qui annonce la non-participation de l’UFDG au débat public et au référendum du 21 septembre 2025, est décrite comme unilatérale et préjudiciable :

« Les déclarations unilatérales sur la non-participation au débat public, au processus référendaire et aux futures échéances électorales prouvent que l’intérêt supérieur du parti et celui de ses militants sont sacrifiés au diktat d’un homme enfermé dans l’illusion de sa toute-puissance. »

 

Le communiqué souligne l’absence de consultation des instances dirigeantes :

« Non inscrit sur la liste électorale, absent du dialogue national et de toutes les activités majeures de la vie de la nation, M. Diallo choisit volontairement la marginalisation, compromettant l’avenir du parti. Et, sans consulter le Bureau Exécutif — seule instance habilitée à prendre des décisions au nom de l’UFDG —, il déclare publiquement que ‘l’UFDG ne se sent pas concernée par le référendum du 21 septembre 2025’. »

 

Le MR-UFDG invite ses membres à rejoindre ses rangs pour redresser la situation :

« Le MR-UFDG appelle l’ensemble des responsables et militants à rejoindre le Mouvement des Réformateurs pour réconcilier le parti avec son idéal républicain. Créé pour servir, conquérir le pouvoir et gouverner le pays, l’UFDG ne saurait se résigner indéfiniment aux caprices d’une personne ou d’un clan. Nous vous invitons à refuser les décisions individuelles qui empêchent les instances dirigeantes, notamment le Bureau Exécutif, de jouer pleinement leur rôle d’orientation et de décision. Nous vous exhortons à dire NON aux exclusions arbitraires et aux sanctions infligées à tout responsable soupçonné de penser autrement. »

 

Le communiqué mentionne également les pressions internes et les menaces pesant sur ceux qui expriment un désaccord :

« Nous encourageons tous ceux qui ne partagent pas la manière dont l’UFDG est dirigée à franchir le pas. Les injures, menaces, pressions familiales ou sociales ne doivent pas nous dissuader de prendre nos responsabilités. Nous devons assumer notre destin collectif. »

 

Le MR-UFDG tire la sonnette d’alarme sur l’absence de perspectives :

« À l’allure où vont les choses, ceux qui restent attachés à un parti volontairement mis en retrait risquent de se retrouver demain sans perspective. Lorsque, par la voix d’un seul homme, l’UFDG s’interdit toute participation au processus référendaire et aux futures élections, chacun doit se poser la question : pourquoi faisons-nous de la politique ? Est-ce pour demeurer éternellement dans l’opposition ou pour récolter les fruits d’un engagement ? Si vous suivez le mot d’ordre énoncé lors de l’assemblée générale du 10 août 2025 et répété sur RFI, alors sachez que vous ne serez candidats à aucune élection — ni législative, ni sénatoriale, ni communale, ni locale. Deux décennies de lutte réduites à néant. »

 

Le mouvement appelle à mettre fin au leadership centré sur une seule personnalité :

« Il est temps de mettre sur la balance l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, et de déterminer lequel doit primer. Quel est l’intérêt de se battre pour un leader qui fuit ses devoirs, esquive ses responsabilités et incite ses militants à s’exposer aux risques pendant qu’il reste à l’abri ? Refusons de nous comporter en troupeau soumis. Le culte de la personnalité, instauré depuis des années, nous a privé de notre esprit critique. Posons-nous la question : jusqu’à quand l’UFDG restera-t-elle prisonnière de l’ombre d’un seul homme ? Jusqu’à quand laisserons-nous croire qu’il est le seul capable d’assumer une responsabilité dans toute une région du pays ? »

 

Le communiqué revient sur l’absence de calendrier précis pour un retour :

« Lorsque M. Diallo déclare : ‘Il y a trop de haine et de harcèlement… Je ne peux pas vous dire la date de mon retour. Je ne peux pas vous donner une échéance’, il admet lui-même qu’aucune perspective n’existe à court terme. Pendant ce temps, il laisse ses militants dans l’attente, dans l’incertitude, dans l’inaction. »

 

Enfin, le MR-UFDG exhorte à la prise de responsabilité :

« Nous appelons tous les responsables et militants à briser les chaînes, à prouver que nous sommes capables d’assumer nos choix et notre liberté de pensée. Beaucoup hésitent encore, par peur de l’exclusion, des représailles, des insultes ou des pressions familiales. Mais rester dans un parti par crainte, c’est se transformer en instrument et perdre sa valeur d’homme ou de femme. »

 

Le Mouvement des Réformateurs se présente comme une alternative politique :

« Le Mouvement des Réformateurs de l’UFDG est l’issue, la voie et la perspective qui s’offrent à tous. Rejoignez-nous, et ensemble nous reconquerrons le leadership pour replacer l’UFDG au cœur de la nation. Ensemble, nous en ferons un véritable instrument de conquête du pouvoir, porté par une stratégie nouvelle, une approche politique moderne et une gouvernance partagée. »

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