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Cimenterie–T10 : sur la route des accidents, Baïlobaya réclame des solutions

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Un ruban d’asphalte inachevé, des klaxons qui s’entremêlent, des piétons qui zigzaguent entre les pare-chocs… Depuis que les travaux de réfection ont réduit à une seule voie le tronçon Cimenterie–T10, l’axe est devenu un piège quotidien. Et dans le quartier de Baïlobaya, la colère monte.

En face de la station-service, les traces de freinage noires sur le bitume racontent mieux que des mots la violence des chocs. Samedi dernier, deux jeunes menuisiers y ont perdu la vie. Une semaine plus tôt, un autre accident avait cloué au sol un conducteur de moto.

Alpha Ibrahima Oumou Diallo, président de la délégation de la jeunesse de Baïlobaya Centre, a vu la scène de trop :

« Moi, je vous dis j’ai frôlé un accident ici l’autre jour. C’est très difficile de traverser, parce que tous les sens sont utilisés. »

Pour lui, le problème ne date pas d’hier : « Depuis qu’ils ont commencé à faire la répétition de cette route, les accidents sont nombreux. Même pour les passants, c’est compliqué. Les travaux sont arrêtés depuis un moment, mais les accidents continuent. »

Un chantier figé, un quartier sous pression

Le chantier, lancé il y a plusieurs mois, est à l’arrêt. La moitié de la chaussée reste bloquée, forçant voitures, camions, taxis et motos à se partager la même voie dans les deux sens. Aux heures de pointe, les embouteillages s’étirent, et un simple pas de travers peut devenir fatal.

Les habitants disent vivre au rythme des sirènes et des attroupements autour des corps blessés ou inanimés.

« Libérer la route »

Alpha Ibrahima Oumou Diallo ne mâche pas ses mots : « Je demande aux autorités de faire tout pour achever cette route, et de la libérer, pour que les usagers circulent normalement. »

En attendant, sur l’axe Cimenterie–T10, chaque traversée ressemble à un pari. Et le quartier de Baïlobaya retient son souffle, en espérant que l’appel de sa jeunesse ne reste pas lettre morte.

Laguinee.info

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