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Conakry : Makanéra Kaké vide son sac sur l’UFDG et revisite le vent du 5 septembre

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Dans une vidéo de 16 minutes diffusée ce mercredi sur sa page Facebook, Alhousseiny Makanéra , ancien ministre de la Communication et désormais coordinateur national des mouvements de soutien au CNRD, a décoché quelques flèches bien affûtées à l’endroit de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Dans un style fidèle à sa rhétorique sans filtre, Makanéra revisite les lendemains du 5 septembre 2021, entre présomptions de pouvoir et règlements de compte politiques.

D’entrée de jeu, celui qui se présente comme un fervent défenseur des idéaux du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) qualifie l’arrivée de Mamadi Doumbouya au pouvoir de « mission divine ». À l’en croire, une large majorité de Guinéens voyait déjà l’UFDG, alors principal parti d’opposition, aux commandes de l’État dès la chute d’Alpha Condé.

« Le 5 septembre 2021, Alpha Condé a perdu le pouvoir et 70 % des Guinéens étaient certains que c’est Cellou [Dalein Diallo] qui allait venir au pouvoir… sans même qu’il y soit encore », lance-t-il, non sans une pointe d’ironie.

Mais la sortie de Makanéra ne se limite pas à une lecture prophétique des espoirs déçus. L’ancien ministre se fait plus incisif lorsqu’il aborde les « manœuvres », selon lui, menées par l’UFDG contre les anciens dignitaires du RPG Arc-en-ciel. Il accuse certains responsables du parti de s’être empressés de pousser le CNRD à l’offensive, en tentant d’écarter des personnalités susceptibles de leur faire de l’ombre.

« Dès qu’ils se sont crus en position de force, ils ont mis la pression sur le CNRD et ont publié une liste pour faire arrêter tous les cadres du RPG et alliés, les accusant de crimes plus graves que le massacre de populations », affirme-t-il, sans toutefois avancer de preuves concrètes.

Enfin, fidèle à sa ligne de défense du régime actuel, Alseny Makanéra Kaké termine sa vidéo sur une note solennelle teintée de mysticisme politique :

« Si Mamadi [Doumbouya] n’était pas venu au pouvoir, seul Dieu connaissait l’avenir de la Guinée. »

Une déclaration qui, à défaut de convaincre tous les camps, a le mérite de raviver les débats et les tensions, autour d’une transition qui n’en finit pas de polariser la classe politique guinéenne.

IAC, pour www.laguinee.info

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