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Guinée : lancement officiel du programme de formation de 250 femmes enseignantes-chercheures et chercheures d’ici 2035

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Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI) a lancé officiellement, ce lundi, un programme ambitieux de formation doctorale dédié aux femmes enseignantes-chercheures et chercheures en Guinée. Intitulé « 250 PhD des femmes enseignantes-chercheures et chercheures », ce projet s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’équité de genre dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Sa mise en œuvre est portée par le Service Genre et Équité (SGE) du ministère.

Ce programme, d’envergure nationale et soutenu par des partenariats nationaux et internationaux, s’étendra jusqu’en 2035. Il vise à renforcer la présence féminine dans les domaines de la recherche et de l’innovation, où les femmes restent largement sous-représentées.

Lors de la cérémonie de lancement, tenue sous la vision du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, plusieurs membres du gouvernement étaient présents, notamment des ministres en fonction, d’anciennes ministres, ainsi que l’ensemble du personnel du MESRI.

Pre Fanta Touré, Cheffe de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation

La cheffe de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation MESRI, Pre Fanta Touré, a souligné que ce programme constitue une réponse stratégique au besoin de renforcement du capital humain féminin dans le système éducatif guinéen.

« Ce projet va avoir un impact considérable sur le système éducatif. D’abord, ça va augmenter le nombre de détenteurs de doctorat en général dans le système. Mais aussi, ça va contribuer à booster les compétences féminines qui sont très féroces au niveau du système éducatif. »

Bintougbè Kaba, cheffe du Service Genre et Équité SGE du MESRI.

Selon les statistiques du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du ministère, la proportion d’enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat en Guinée est passée de 4 % en 2020 à seulement 2 % en 2024 et 2025. La participation des femmes dans la recherche reste très faible, évaluée à 0,1 %. Ce déséquilibre pose un défi majeur en matière d’équité, comme l’a indiqué Bintougbè Kaba, cheffe du Service Genre et Équité SGE du MESRI.

« Cette situation compromet la crédibilité de notre système, tant sur le plan national qu’international, tout en freinant la diversification des perspectives indispensables à l’innovation et au développement durable. »

Face à ce constat, le MESRI ambitionne de former 254 femmes au doctorat d’ici 2035, une démarche qui s’inscrit dans une stratégie globale de transformation du paysage académique guinéen.

La ministre de l’Environnement, Djami Diallo, a salué cette initiative en insistant sur l’importance du soutien collectif pour les femmes dans les sciences.

« La mise en place de cette plateforme va aider les femmes à être dans un cadre avec d’autres femmes pour leur permettre de voir ce qui est possible, de ne plus être seule, de ne plus se battre seule également. »

De son côté, la ministre de la Promotion féminine et des personnes vulnérables a rappelé la portée transformatrice de ce programme pour l’avenir du pays.

« Former 250 femmes au plus haut niveau universitaire d’ici 2035, c’est bâtir les fondations d’un futur plus équitable, plus inclusif et plus éclairé.»

Ce programme, premier du genre en Guinée, représente un pas significatif vers une meilleure représentativité des femmes dans le domaine scientifique, et s’inscrit dans les efforts de développement durable et de renforcement de l’expertise nationale.

IAC, Pour laguinee.info

 

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