Le feuilleton judiciaire autour de l’ancien ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Télécommunications continue de se dérouler sans l’accusé principal, toujours en dehors du pays. Ce mercredi, la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a renvoyé l’affaire au 27 octobre prochain.
Ce nouveau renvoi vise à permettre la comparution du représentant de la société Huawei, citée dans cette affaire tentaculaire. Le juge Yagouba Conté, qui préside l’audience, a profité de l’occasion pour annoncer que le rapport tant attendu de l’Inspection Générale d’État (IGE) est désormais disponible.
Il faut rappeler que depuis le 10 février, la Cour avait exigé à l’IGE de produire un rapport sur la gestion budgétaire du ministère de l’Environnement entre 2020 et 2021. Une pièce centrale dans ce procès, qui aura mis près de six mois à être établie.
Pendant ce temps, le prévenu, lui, reste invisible. Évacué pour des raisons médicales en Tunisie depuis novembre 2023, l’ex-ministre tarde à rentrer. Son absence prolongée commence à soulever des interrogations, alors même que les débats sur les faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, portant sur plusieurs milliards de francs guinéens, sont au cœur de l’affaire.
À défaut de l’accusé, ce sont les documents, les témoins, et désormais le représentant de Huawei qui tiendront l’estrade le 27 octobre prochain, dans ce procès hautement symbolique pour la lutte contre la corruption en Guinée.
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