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« On attend des résultats, pas des dépenses » : les Guinéens réagissent au remaniement

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Près de 24 heures après l’annonce du nouveau gouvernement par décret, lu sur les antennes de la RTG par le général Amara Camara, les réactions des citoyens guinéens ne se sont pas fait attendre. Le pays compte désormais 34 départements ministériels, une architecture gouvernementale élargie, marquée par la reconduction de plusieurs anciens ministres et la création de nouveaux portefeuilles, notamment ceux de la Jeunesse et de l’Agriculture.

Mais cette configuration divise. Si certains y voient un gage de meilleure répartition des responsabilités pour une gestion plus équitable des ressources, d’autres s’alarment d’un gonflement des dépenses publiques, en pleine crise économique marquée par une sévère pénurie de liquidités.

« La nomination des nouveaux ministres est une initiative salutaire, mais on craint une augmentation des dépenses publiques avec l’inflation que nous vivons », déclare Thierno Abdoulaye, citoyen rencontré à Koloma. « Parmi ces ministres, nous les jeunes, on attend beaucoup du département de la Jeunesse : la création d’emplois, l’implication dans les décisions, et une vraie gouvernance participative. »

Dans les quartiers populaires comme dans les cercles universitaires, le choix porté sur Cellou Baldé pour piloter le ministère de la Jeunesse suscite de vives réactions. Certains y lisent un symbole fort, d’autres une compromission.

Daouda Guilavogui se veut optimiste : « C’est une initiative salutaire. Avec l’arrivée de Cellou Baldé, je pense que le taux de chômage va diminuer. Personnellement, j’ai un grand espoir en lui pour unir la jeunesse une nouvelle fois. »

Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme.

Alpha Oumar Diallo, visiblement amer, tranche : « C’est un simple détournement de mentalité. Le fait de nommer Cellou Baldé ministre pour le CNRD, c’est horrible pour la Guinée. Aujourd’hui, les autres pays cherchent à réduire leurs gouvernements, et nous, c’est le contraire. Il faudrait plutôt minimiser les dépenses et maximiser les revenus. »

Pour lui, l’augmentation du nombre de ministères risque de creuser davantage le déficit : « Ces nouveaux départements vont alourdir le budget annuel de l’État, alors que nous savons tous que la Guinée est en pleine crise de liquidités. Même un retrait d’un million à la banque devient un parcours du combattant. »

Dans ce contexte de tension économique, où la gestion des finances publiques est scrutée à la loupe, ce nouveau gouvernement ouvre une nouvelle page de l’histoire administrative et politique du pays. Reste à savoir si elle sera synonyme d’efficacité ou de dépenses superflues.

Oumar Bella Barry, pour laguinee.info 

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