Une réunion de crise a été convoquée ce mardi par les boulangers de Coyah, confrontés à une pénurie soudaine de farine. En collaboration avec les autorités locales et le bureau préfectoral de la Chambre de commerce, les professionnels du pain ont tenté d’apporter des éclaircissements sur la situation et de tracer une voie de sortie.

Au cœur des échanges : la nécessité d’assurer la livraison rapide de farine à Coyah, et surtout, de maintenir la stabilité du prix du pain, un produit de première nécessité pour la population.
À la sortie de la réunion, le président des boulangers de Coyah s’est exprimé en ces termes :
« En cette période difficile, les boulangers guinéens doivent faire preuve de solidarité et de patriotisme. La vie, c’est toujours ainsi : il y a des hauts et des bas. Nous demandons à la population de rester patiente afin de trouver un consensus avec toutes les parties prenantes. D’ailleurs, une réunion est prévue demain à Conakry avec les représentants de la Chambre de commerce et l’État. »
La journée du lundi 28 juillet a été marquée par un arrêt quasi-total du travail dans les boulangeries de la ville. En cause : le manque élevé de farine, qui paralyse l’activité. Seules quelques boulangeries ont fonctionné, mais en profitant de la rareté pour augmenter le prix du pain, parfois avec une certaine désinvolture.
Une hausse qui se répercute directement sur les consommateurs, à l’image de Mabinty Sylla, vendeuse de pain et de haricots :
« Le moment est vraiment dur pour nous. Le prix du pain était à deux mille cinq cents francs guinéens (2 500 FG), mais aujourd’hui, il est monté à trois mille francs guinéens. Nos clients se plaignent beaucoup. Nous demandons l’aide de l’État et des boulangers pour mettre fin à cette crise. Le pain, c’est notre quotidien. »
Cette crise de la farine s’inscrit dans un contexte plus large de pénurie en Guinée. D’autres denrées essentielles, comme le sucre ou la sardine, connaissent également des ruptures et des hausses de prix, mettant à rude épreuve les ménages déjà fragilisés par la conjoncture économique.
Les regards sont désormais tournés vers la réunion prévue à Conakry. En attendant, la population de Coyah tente de faire face, entre résignation et espoir d’un retour rapide à la normale.
Oumar Bella Barry, pour www.laguinee.info







