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Sages et imams pris pour cible: Ibrahima Diallo du FNDC recadre les détracteurs

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Alors que la tension sociale et politique reste vive en Guinée, un phénomène préoccupant émerge sur les réseaux sociaux : des attaques de plus en plus virulentes contre les autorités morales et religieuses du pays. Certains internautes, dans des publications souvent empreintes de colère, accusent imams et sages de passivité, voire de complaisance face aux dérives autoritaires.

Face à cette tendance, Ibrahima Diallo, membre actif du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a pris la parole sur sa page Facebook pour appeler à la retenue et rétablir certains faits.

« Nos imams et sages ont pour vocation de recevoir tout le monde : pouvoir, opposition, société civile. Cette ouverture n’implique en aucun cas un soutien à des projets politiques ou à des dérives autoritaires« , écrit-il.

Il rappelle que la tradition guinéenne veut qu’un visiteur, autorité, acteur politique ou membre de la société civile, rende visite aux notables et religieux de la localité. À Labé, par exemple, Elhadj Badrou a toujours accueilli toutes les sensibilités, y compris les membres du FNDC.

Des actions discrètes, mais réelles

Ibrahima Diallo tient également à souligner que les interventions des sages ne sont pas toujours visibles. Il évoque des démarches menées dans la discrétion, loin des micros et des caméras, mais non moins importantes.

« Lorsque j’étais en prison en 2023, le coordinateur de Halpoular m’a proposé d’intercéder auprès de la junte pour notre libération. Je l’ai remercié, mais j’ai préféré sortir par la voie judiciaire. Je lui ai néanmoins demandé d’aider mon jeune frère Guido Fulfé. »

Un témoignage qui illustre, selon lui, la disponibilité réelle, bien que souvent silencieuse, de certains sages à s’impliquer pour apaiser les tensions.

« Notre combat ne peut être délégué »

Plus qu’une mise au point, la publication de l’activiste est aussi un rappel de responsabilités. Il met en garde contre la tentation de désigner les autorités religieuses comme responsables ou boucs émissaires des blocages politiques.

« Il ne faut pas laisser le désespoir nous faire croire qu’il revient à nos autorités morales et religieuses de mener notre combat à notre place. Notre lutte est la nôtre. »

Tout en reconnaissant les frustrations légitimes des citoyens, Ibrahima Diallo appelle à transformer les critiques en interpellations constructives. Selon lui, les meilleurs résultats sont souvent obtenus dans le dialogue, la patience, et surtout, le respect.

« Même au plus fort des répressions que nous avons subies, nous n’avons jamais accusé les sages. Nous sommes toujours allés à leur rencontre pour échanger et faire des propositions. »

Un appel à la sagesse partagée

Dans un pays en quête de stabilité, Ibrahima Diallo invite les Guinéens à ne pas se tromper de cible. Les autorités morales, dit-il, ne sont ni des adversaires ni des arbitres politiques, mais des relais sociaux indispensables, dont l’action se fait parfois loin de l’agitation publique.

« Concentrons-nous sur notre combat et adoptons une démarche respectueuse et lucide. C’est ainsi que nous construirons des issues durables à nos crises. »

Laguinee.info

 

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