L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) sort de son silence et frappe fort : le parti accuse la junte au pouvoir de s’en prendre à son responsable de la communication, Souleymane Souza Konaté, dans ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire assumée ».
Selon un communiqué au ton sans détour, M. Konaté, également président de la commission communication de l’ANAD, serait la cible d’une surveillance policière suspecte et d’intimidations à peine voilées. Des méthodes que l’UFDG ne mâche pas ses mots pour dénoncer : « un projet délibéré de musellement orchestré par ceux qui prétendent conduire une transition ».
Le message est clair : si quelque chose arrive à Konaté, le CNRD et son gouvernement seront tenus pour responsables. Le parti ne se contente pas de pointer du doigt, il accuse frontalement la junte d’instaurer un climat de peur et de harcèlement digne d’un mauvais remake de dictature tropicale.
L’UFDG appelle donc à la vigilance généralisée, mais aussi à la mobilisation, face à ce qu’elle décrit comme une descente aux enfers de l’État de droit. Le ton est grave, presque martial : « Trop, c’est trop », semble dire entre les lignes un parti qui voit dans ces agissements une volonté manifeste de neutraliser toute opposition active.
Pendant ce temps, du côté du CNRD, c’est le silence radio. Pas une déclaration, pas une dénégation. Mais faut-il encore s’en étonner dans un pays où l’intimidation devient méthode de gouvernance et la liberté d’expression, une espèce en voie de disparition ?
Laguinee.info







