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Adoption de la langue nationale dans la nouvelle Constitution : le président de la FIAST salue une avancée majeure

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Alors que la Guinée s’apprête à soumettre sa nouvelle Constitution à référendum en septembre prochain, les voix d’approbation se multiplient. Parmi elles, celle d’Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba, président de la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré (FIAST), qui a salué l’intégration des langues nationales comme un pas important vers la souveraineté culturelle et politique du pays.

A l’occasion d’un entretien accordé à Laguinee.info, M. Magassouba a exprimé sa satisfaction face à la reconnaissance officielle des langues nationales dans le projet de Constitution. Le texte prévoit notamment la promotion de leur enseignement et la traduction obligatoire des actes officiels dans ces langues. Une démarche que le président de la FIAST qualifie de « combat quotidien ».

« Je soutiens pleinement cette Constitution. Elle touche à l’un des piliers de notre identité : nos langues nationales. C’est par elles que commence la véritable souveraineté », a-t-il affirmé avec conviction.

Pour lui, la reconnaissance de la langue maternelle ne relève pas seulement d’une réforme symbolique, mais constitue une condition sine qua non pour renforcer l’indépendance du pays.

« Celui qui veut restaurer la souveraineté dans son pays doit commencer par la langue. Si la langue maternelle n’est pas restaurée, la souveraineté ne restera pas », a-t-il martelé.

Candidature indépendante : ouvrir la voie aux idées neuves

Au-delà de la question linguistique, Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba s’est également félicité de l’introduction des candidatures indépendantes dans le texte constitutionnel. Une ouverture démocratique qui, selon lui, permettra à de nombreux citoyens porteurs de projets de société innovants d’accéder à la compétition électorale, même en dehors des partis traditionnels.

« Certains de nos compatriotes ont des idées brillantes mais ne sont affiliés à aucun parti politique. Grâce à cette réforme, ils pourront désormais contribuer à l’édification du pays », a-t-il soutenu.

Faisant référence à son propre projet politique, M. Magassouba a rappelé ses ambitions : restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, garantir une justice indépendante et œuvrer à une réconciliation durable entre le peuple et les institutions.

Il a, par ailleurs, lancé un appel à ceux qui partagent sa vision :

« Je demande à tous ceux qui croient en la restauration de nos langues et en un développement durable de me soutenir, moralement et financièrement, pour atteindre ces objectifs communs. »

Cette prise de position du président de la FIAST vient conforter une partie de l’opinion favorable à une réforme en profondeur de l’architecture institutionnelle guinéenne, dans un contexte politique où l’identité nationale, l’inclusion démocratique et la souveraineté sont au cœur des débats.

IAC, pour www.laguinee.info 

 

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