L’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), en mémoire de la disparition forcée des activistes Foniké Mengué et Bilo Bah, n’a pour l’instant pas trouvé d’écho sur le terrain. À Conakry, la situation reste calme et les activités quotidiennes se poursuivent normalement.
Ce mercredi matin, nos équipes ont sillonné l’axe Bambéto–Cosa jusqu’à la Cimenterie, communément appelé « route Le Prince », souvent considéré comme l’épicentre des contestations politiques. Aucun mouvement de foule, aucun signe de protestation ou de tension n’a été observé. Les magasins sont ouverts, les conducteurs circulent sans entrave, et les citoyens vaquent librement à leurs occupations.
Malgré la charge symbolique de la journée, marquant un an jour pour jour depuis la disparition de Foniké Mengué et de Bilo Bah, militants de la société civile, les rues de la capitale sont restées paisibles. Aucun incident n’a été signalé dans les quartiers sensibles, tels que Bambéto, Cosa ou Cimenterie.
Des forces de sécurité – policiers et gendarmes – sont néanmoins déployées à certains points stratégiques, notamment aux ronds-points, dans une posture dissuasive, mais sans intervention active. À 14h, lors de notre passage, aucune utilisation de gaz lacrymogènes ni rassemblement inhabituel n’a été constaté. L’ambiance était semblable à celle d’un jour ordinaire.
Alors que l’appel du FNDC visait à obtenir la libération des deux figures emblématiques du mouvement citoyen, disparues depuis le 9 juillet 2024, le manque de mobilisation suscite des interrogations sur l’état de l’engagement populaire autour de cette cause.
IAC, pour laguinee.info







