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Conakry : Validation de l’étude du projet hydroélectrique de Kogbédou/Frankonédou

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Une étape décisive vient d’être franchie dans le cadre du développement des infrastructures énergétiques en Guinée. La capitale a accueilli, ce lundi, la réunion de validation de l’étude du projet de barrage hydroélectrique de Kogbédou et Frankonédou, en présence d’acteurs institutionnels, techniques et communautaires.

Ce projet structurant, piloté par le bureau d’études allemand TRACTABEL, est évalué à 221 millions de dollars américains, selon les conclusions de l’Avant-Projet Détaillé (APD). Il prévoit la construction d’un barrage d’une longueur de 1 300 mètres et d’une hauteur de 23 mètres, couvrant une superficie estimée à 30 km². Une centrale hydroélectrique d’une hauteur de 45 mètres y sera intégrée, avec un coût de construction oscillant entre 4 400 et 8 000 dollars USD par kilomètre.

 

Une réunion présidée au nom du ministre de l’Énergie

 

La rencontre s’est tenue sous la présidence du Dr Mohamed Lamine Kourouma, conseiller technique et représentant du ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Aboubacar Camara. Dans son intervention, Dr Kourouma a salué le travail d’analyse mené et souligné l’alignement de ce projet avec la vision stratégique du gouvernement guinéen.

 

« L’importance stratégique de ce barrage s’inscrit dans la volonté du gouvernement, sous le leadership du Général Mamadi Doumbouya, de faire de l’énergie un levier fondamental du développement socio-économique, notamment dans les zones rurales et enclavées », a-t-il déclaré.

 

 

 

Un processus participatif et rigoureux

 

Présent à cette séance, Diaka Mory Kaba, Directeur Général Adjoint du groupe Guiter SA, partenaire local du projet, a rappelé que cette réunion faisait suite à une première rencontre tenue le 17 avril dernier au ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique. Elle a insisté sur l’objectif fondamental de cette session :

 

« Il s’agit de valider les résultats des études techniques, environnementales et sociales, et de poser les bases d’une mise en œuvre inclusive et durable du projet », a-t-il indiqué.

 

 

Les responsables du projet ont insisté sur la volonté de concilier progrès énergétique et préservation environnementale. Selon eux, les études préliminaires révèlent que la construction du barrage présente « peu de risques environnementaux », tout en permettant une augmentation notable de la capacité énergétique nationale.

 

Des impacts attendus sur le terrain

 

Parmi les effets positifs attendus, on note une amélioration significative de l’accès à l’électricité pour des milliers de ménages, une réduction de la dépendance aux énergies fossiles, ainsi qu’un renforcement de la résilience énergétique nationale face aux dérèglements climatiques.

 

Les organisateurs ont insisté sur une démarche transparente et rigoureuse, affirmant que la réunion avait aussi pour but de :

 

Partager les résultats des études menées,

 

Identifier les impacts potentiels, notamment sur l’environnement et les communautés,

 

Écouter et intégrer les préoccupations légitimes des populations locales.

 

 

Un tournant pour le secteur énergétique guinéen

 

La validation de cette étude constitue un jalon majeur avant le lancement effectif des travaux. À travers ce projet, la Guinée réaffirme son engagement à exploiter durablement son fort potentiel hydroélectrique et à bâtir un avenir énergétique plus sûr et plus équitable pour ses citoyens.

 

IAC, pour www.laguinee.info 

 

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