Les stagiaires du journal public Horoya sont montés au créneau ce lundi pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’exclusion de la Fonction publique, à travers une déclaration rendue publique. Ce texte, au ton ferme mais mesuré, met en lumière leur frustration face à une situation professionnelle qu’ils jugent injuste, malgré leur contribution quotidienne au bon fonctionnement de la presse publique guinéenne.
Dans leur déclaration, les stagiaires rappellent leur rôle actif dans la production éditoriale du journal. « Nous assurons la couverture des activités gouvernementales, la rédaction des articles, leur relecture, la mise en page… autant de fonctions indissociables du service public », écrivent-ils. Une manière d’insister sur leur implication, souvent dans l’ombre, mais essentielle au fonctionnement du média étatique.
Ils regrettent cependant un manque flagrant de reconnaissance institutionnelle. « Nous ignorer, c’est nier l’essence même de la justice, de la reconnaissance du mérite, et du respect du travail accompli », soulignent-ils avec amertume.
Au cœur de leur prise de parole, trois revendications principales :
1. L’intégration immédiate à la Fonction publique, sur les mêmes bases que leurs collègues de la RTG, dans la continuité des démarches administratives déjà engagées ;
2. La transparence dans les décisions prises à leur encontre, au nom du principe de redevabilité qui accompagne toute gouvernance ;
3. La reconnaissance du rôle stratégique du journal Horoya, qu’ils considèrent comme un maillon important du paysage médiatique national.
Rassemblés autour du mot d’ordre « Pour une refondation véritable », les stagiaires estiment que « refonder, c’est corriger les injustices, rétablir l’équité, valoriser chaque maillon de la chaîne républicaine, et rendre visible l’invisible ». Ils rejettent l’étiquette de simples stagiaires, préférant se définir comme « les sentinelles silencieuses de l’information publique ».
Sans réclamer de traitement de faveur, ils appellent à une reconnaissance de leur droit à intégrer la Fonction publique : « Nous ne demandons pas une faveur, mais la reconnaissance de notre droit légitime », concluent-ils.
Un appel à l’attention des autorités, dans un contexte où la refondation de l’État, souvent évoquée au sommet, est attendue dans les faits par ceux qui œuvrent quotidiennement à informer les citoyens.
Laguinee.info





