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Dégradation de la route à Sonfonia Gare : les populations réclament la reprise des travaux

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Autrefois praticable et accessible, la route reliant Sonfonia Gare à Sonfonia Africof est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Sous l’effet des fortes pluies et en l’absence de poursuite des travaux de réhabilitation entamés par l’entreprise Guico Press, ce tronçon s’est transformé en un véritable cauchemar pour les usagers et les riverains. Entre boue, eaux stagnantes et débris de goudron, se déplacer sur cet axe est devenu un parcours du combattant.

Depuis le lancement des travaux, une seule avancée notable est visible : la démolition de l’ancien goudron. Mais depuis, plus rien. Les travaux sont à l’arrêt, sans explication ni communication de la part de l’entreprise en charge ni des autorités locales. Ce silence inquiète et indigne les populations, qui se sentent abandonnées, alors même que cette route joue un rôle stratégique dans l’économie locale.

« Le travail n’avance vraiment pas »

Ibrahim Bah, conducteur de taxi-moto, exprime son exaspération :

« Depuis qu’ils ont commencé la réhabilitation de la route, ça fait vraiment longtemps, à peu près trois mois. La seule chose qu’ils ont faite, c’est enlever le goudron. Depuis lors, s’ils travaillent une semaine, la semaine suivante ils chôment. Le travail n’avance vraiment pas. »

Ce manque de progrès a des conséquences directes sur l’activité des taxi-motards :

« Pour nous, les conducteurs de taxi-motos, cela cause plusieurs problèmes. D’abord, la moto devient très sale, et on a des pannes récurrentes comme la chaîne qui casse souvent. Ensuite, on perd des clients. Tu peux faire trois heures sans en trouver. Les gens préfèrent marcher à pied parce qu’avant ils payaient 3 000 FG, maintenant on demande 5 000 FG à cause de l’état de la route. Il y a trop de secousses. Nous demandons humblement à l’entreprise en charge des travaux de reprendre pour le salut de la population. »

Une route de 3 km, un avenir en suspens

Le tronçon en question, long d’environ trois kilomètres, traverse des zones densément peuplées. Chaque jour, les habitants doivent choisir entre braver la boue ou renoncer à certains déplacements. L’expression « marcher à pas de caméléon » n’est ici pas une figure de style : elle reflète la réalité des usagers qui avancent prudemment pour éviter les chutes.

« Tout a basculé »

Souleymane, laveur de voitures établi sur le long de ce tronçon, voit son activité sérieusement affectée :

« Je lave des voitures ici depuis longtemps, et mon business marchait très bien. Les clients venaient nombreux. Mais depuis le début des travaux de réhabilitation, tout a basculé. On ne voit presque plus de clients. C’est vrai, on lave pour rendre la voiture propre, mais avec cet état de la route, à peine tu fais cent mètres, elle est de nouveau sale. »

Dans un appel pressant, il conclut :

« Nous appelons les autorités locales, et surtout le ministre des Travaux publics, à une intervention urgente. Sinon, ce n’est pas du tout bon. Moi, c’est ici que je gagne tout. »

Un cri d’alarme dans le silence

L’inaction des responsables et le mutisme de l’entreprise Guico Press nourrissent un sentiment croissant d’abandon. Si aucune mesure urgente n’est prise, la situation risque de se détériorer davantage, mettant en péril la vie économique et sociale de toute une zone.

Face à ce calvaire devenu quotidien, les populations n’attendent qu’une chose : que les travaux reprennent, pour que cette route redevienne ce qu’elle a toujours été une artère vitale pour Sonfonia.

Oumar Bella Barry, pour www.laguinee.info 

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