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Mali : Assimi Goïta obtient un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable sans élection

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Le Mali a franchi une nouvelle étape dans la consolidation du pouvoir militaire. Le chef de la junte, le général Assimi Goïta, s’est vu accorder par le Parlement de transition un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable indéfiniment et sans passer par les urnes.

Cette décision, qui attend désormais d’être promulguée par Goïta lui-même, une simple formalité selon les observateurs , renforce un peu plus la mainmise des militaires sur le pouvoir, cinq ans après leur arrivée à la tête de l’État à la faveur de deux coups d’État successifs.

Un mandat sans échéance claire

Le projet de loi adopté par les autorités de transition stipule que ce mandat pourra être « renouvelé autant de fois que nécessaire », tant que le Mali ne sera pas « pacifié ». Aucun calendrier de retour à l’ordre constitutionnel n’a été défini. Cette clause ouverte alimente les inquiétudes quant à une présidence à durée illimitée.

Pour rappel, le général Goïta avait pourtant promis, en 2024, un retour à la démocratie. Un engagement resté lettre morte jusqu’ici.

Répression accrue des libertés

Cette nouvelle mesure s’ajoute à une série de décisions autoritaires prises ces derniers mois. Les partis politiques et formations à caractère politique ont été dissous, leurs membres interdits de réunion ou de toute activité publique. Une chape de plomb s’est abattue sur l’espace civique malien, dans un contexte de durcissement du régime.

Alors que le Mali reste confronté à une insécurité persistante, notamment dans le nord et le centre du pays, les critiques internationales se multiplient face à ce virage autoritaire qui éloigne davantage le pays de la démocratie.

Une transition qui s’installe dans la durée

Avec ce mandat renouvelable à volonté, le pouvoir militaire semble vouloir inscrire son règne dans le long terme, invoquant la nécessité de stabiliser le pays avant toute alternance. Une justification que beaucoup jugent comme un prétexte pour rester aux commandes sans rendre de comptes.

À Bamako comme ailleurs, une question revient désormais avec insistance : la transition malienne est-elle devenue une présidence militaire sans fin ?

Laguinee.info

 

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