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Guinée : un mandat présidentiel de 7 ans renouvelable une seule fois dans le projet de nouvelle Constitution

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 Le projet de nouvelle Constitution remis récemment au président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, introduit des modifications de taille, notamment en ce qui concerne la durée et la limitation du mandat présidentiel. Une rupture significative avec les textes antérieurs qui ne manquera pas de faire réagir la classe politique et les citoyens.

Selon le document proposé et consulté par Laguinee.info, le mandat présidentiel passerait désormais à sept (7) ans, renouvelable une seule fois. Cette durée, plus longue que les standards quinquennaux observés dans la plupart des démocraties contemporaines, aurait été suggérée par le comité d’experts en charge de la relecture du texte fondamental. Leur argument : offrir au futur chef de l’État un délai « suffisant » pour concrétiser ses engagements sans être constamment rattrapé par les échéances électorales.

Mais si la durée du mandat évolue, la limitation à un seul renouvellement reste en place, marquant une volonté claire d’éviter les dérives autoritaires. Une disposition qui s’inscrit dans une dynamique de moralisation de la vie politique et de promotion de l’alternance démocratique.

Le projet de Constitution ne se limite pas à cette réforme phare. Il propose une série d’innovations sociales et institutionnelles susceptibles de transformer profondément le paysage guinéen :

Couverture santé universelle : le droit à la santé devient une obligation de l’État, marquant une avancée sociale majeure.

Scolarité obligatoire jusqu’à 17 ans : une mesure phare contre l’analphabétisme et pour la promotion de l’éducation.

Création d’un Sénat : destiné à renforcer l’équilibre territorial et le bicaméralisme institutionnel.

Reconnaissance de la candidature indépendante : une ouverture démocratique qui pourrait diversifier l’offre politique.

Audition obligatoire des cadres avant nomination : un outil de moralisation de la haute administration.

Service civique obligatoire pour les jeunes : pour renforcer l’engagement citoyen et l’esprit de responsabilité.

Création d’une Commission nationale de développement : perçue comme un organe stratégique pour piloter la transformation du pays.

Ce train de réformes traduit une ambition : refonder la gouvernance en Guinée, en misant sur la stabilité politique, la justice sociale et la participation active des citoyens.

Reste une question essentielle : ce nouveau cadre constitutionnel saura-t-il résister aux réalités politiques guinéennes, marquées depuis des décennies par les instabilités, les transitions à répétition et les contestations post-électorales ? L’avenir nous le dira. Pour l’heure, le texte est entre les mains du président de la transition, qui devra décider des prochaines étapes.

Laguinee.info

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