Située au centre de la Guinée, la ville de Dabola est confrontée à un problème environnemental de taille : la gestion des déchets solides. Dans la commune urbaine, les ordures ménagères s’accumulent de manière anarchique dans les rues, le long des routes ou encore dans les cours d’eau, exposant les habitants à de graves risques sanitaires. Une situation préoccupante que les autorités locales ont décidé de prendre à bras-le-corps.
Ce jeudi 26 juin 2025, les responsables communaux ont tenu un point de presse pour faire le bilan des efforts entrepris dans la collecte et le traitement des ordures. Si des avancées notables ont été enregistrées, notamment grâce à des appuis extérieurs, les défis restent nombreux.

Le président de la délégation spéciale de Dabola a salué le soutien de la ville de Dortmund, en Allemagne, qui a offert un camion destiné au ramassage des ordures. « En retour, nous avons mis en place une stratégie qui consiste à distribuer des poubelles à tous les abonnés, et le camion passe régulièrement pour les collecter. Les ordures sont ensuite acheminées vers un dépotoir situé à environ 10 kilomètres de la ville », a-t-il expliqué.
Mais malgré ces efforts, certains comportements freinent les résultats escomptés. Une frange de la population continue de refuser de s’abonner au service de ramassage instauré par la mairie. Pire, des citoyens persistent à jeter leurs déchets dans des endroits inappropriés. Une situation que déplore le président de la délégation spéciale : « Nous avons mis en place des commissions de veille. Toute personne prise en flagrant délit sera poursuivie conformément à la loi. Il est temps de bannir ces mauvaises pratiques. »
Du côté de la société civile, l’appel à la responsabilité citoyenne est tout aussi fort. Mariam Camara, présidente de l’association des femmes de Dabola, insiste sur l’impact sanitaire de l’insalubrité : « Les ordures sont à l’origine de nombreuses maladies comme le paludisme. Les tas d’immondices favorisent la prolifération des moustiques. Il faut que les citoyens collaborent avec les autorités pour que notre ville redevienne propre. »

Face à l’urgence, les autorités locales lancent un appel pressant à l’ensemble de la population : « Il est impératif que tous les citoyens s’abonnent au service de ramassage. C’est un devoir civique et un acte de santé publique. Une ville propre, c’est une population en bonne santé. »
À Dabola, la réussite de cette mission dépendra largement de l’implication de chacun. Pour les autorités préfectorales et communales, seule une mobilisation collective permettra de transformer durablement l’environnement urbain et d’améliorer la qualité de vie des habitants.
De Dabola, Ahmed Tidiane Condé, pour Laguinee.info







