Dans un message publié sur son compte Facebook, Samuel Kourouma, ancien membre influent de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et récemment impliqué dans l’affaire du mémorandum cosigné par des secrétaires fédéraux, s’est exprimé sans détour sur la crise qui secoue actuellement le parti.
Réagissant à la décision du ministère de l’Administration du territoire de suspendre le congrès extraordinaire prévu le 6 juillet, Kourouma a interpellé directement la direction du parti, l’invitant à faire preuve de « lucidité » et à sortir de l’impasse par le dialogue et le respect des règles.
« Ayez l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que Ousmane Gaoual Diallo vous a écrit après le verdict final pour sa réintégration et celle des autres exclus. Suite à ce refus, le MATD vous a rappelé à l’ordre. Il est de son rôle d’arbitrer », écrit-il.
Une critique de l’application partielle de la justice
Dans sa publication, Samuel Kourouma accuse la direction de l’UFDG d’avoir fait un usage sélectif de la décision judiciaire. Il dénonce une stratégie qui consiste à accepter certains éléments du jugement tout en ignorant d’autres, notamment la réintégration d’Ousmane Gaoual Diallo, ordonnée par le Tribunal de Première Instance de Dixinn.
« Il est incongru que vous appliquiez une partie d’une décision de justice, tout en écartant le reste. »
Ce commentaire intervient alors que la direction de l’UFDG, déjà confrontée à des contestations internes et à une injonction formelle du ministère, est sommée de geler toute initiative liée au congrès tant que les litiges juridiques ne sont pas totalement réglés.
Un appel à l’apaisement
Enfin, Samuel Kourouma conclut son message par un appel à la responsabilité collective :
« C’est le moment de mettre l’ego de côté et revenir à la raison. »
Un message qui s’inscrit dans un contexte où de nombreuses voix, tant au sein qu’en dehors du parti, réclament un dialogue inclusif et un retour aux fondamentaux démocratiques au sein de l’UFDG.
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