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Conakry : lancement de la première édition de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC)

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La capitale guinéenne a servi ce vendredi de cadre au lancement solennel de la première édition de la Rencontre des Journalistes Africains de Conakry (REJAC). Cette initiative, portée par le journal Le Pench, réunit pour la première fois à Conakry des professionnels des médias venus de plusieurs pays africains, notamment du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, en plus de la Guinée, autour de réflexions sur les défis contemporains du journalisme africain.

Une journée d’échanges autour de thématiques cruciales

Organisée dans un grand hôtel de la capitale, cette première édition s’articule autour de trois panels majeurs :

« Journalisme et Intelligence artificielle »

« La presse écrite à l’ère du numérique »

« Le journaliste face aux risques de manipulation »

Les travaux sont animés par des journalistes chevronnés, des experts du numérique et des figures emblématiques du monde médiatique africain. La REJAC se positionne ainsi comme un espace de réflexion collective, mais aussi d’anticipation face aux mutations accélérées qui affectent la profession.

Un événement placé sous le signe de l’unité panafricaine

Présidée par la ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou, la cérémonie d’ouverture a été marquée par des discours forts, appelant à une presse plus résiliente, mieux formée et pleinement consciente de son rôle dans la construction des sociétés africaines.

« Vous êtes des bâtisseurs de conscience. Et cette rencontre, la REJAC, doit devenir un creuset de solutions, de convergences, de partenariats, pour faire émerger une presse africaine plus forte, plus formée, et plus en phase avec les défis du siècle », a déclaré la ministre, avant de souhaiter la bienvenue aux invités étrangers :

« À nos invités venus d’autres pays frères, soyez les bienvenus sur la terre de Guinée, terre d’hospitalité, d’engagement panafricain et de résilience. »

Le soutien affirmé de la Haute Autorité de la Communication

Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), présent à la cérémonie, s’est félicité de cette initiative qu’il qualifie de salutaire pour la presse africaine :

« Le fait d’avoir choisi Conakry comme un point de rencontre des journalistes africains est une belle initiative à encourager. […] Les organisateurs nous ont dit qu’elle est annuelle, et nous vous garantissons le soutien de la Haute Autorité de la Communication pour vous accompagner. »

Il a également exhorté les participants à des échanges francs, utiles et sans détours :

« Je suis heureux d’avoir en face que des journalistes. Et de bons journalistes. »

La presse écrite en danger : un cri d’alarme

Dans son intervention, le vice-président de la commission d’organisation, Aboubacar Condé, a mis en lumière les difficultés croissantes de la presse papier face à la transition numérique :

« Les kiosques se raréfient, les imprimeurs ferment, et les journaux ne tiennent parfois qu’à des miracles financiers. […] La presse écrite, longtemps pilier de la construction démocratique et de l’opinion publique, subit depuis plusieurs années un double étouffement : celui de l’asphyxie économique et celui de la prédominance galopante du numérique. »

Selon lui, la REJAC doit devenir un cadre pérenne de réflexion :

« Elle se veut un rendez-vous annuel. Mais au-delà de la périodicité, elle aspire à devenir une véritable tribune panafricaine, où les journalistes d’Afrique, toutes générations confondues, peuvent échanger sur les grands défis de la profession, dans toute leur diversité et toute leur complexité. »

Un pas important vers une presse africaine solidaire et dynamique

La REJAC marque ainsi le début d’un espace structuré d’échanges professionnels, de réseautage et de plaidoyer pour une presse libre, éthique et adaptée aux réalités africaines. Cette première édition jette les bases d’un dialogue panafricain fécond, à renforcer dans les années à venir.

Conakry, déjà désignée Capitale mondiale du livre en 2017, confirme encore son rôle de carrefour intellectuel et culturel pour les médias du continent.

IAC, pour Laguinee.info 

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