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Tricherie au Bac 2025 : des mesures strictes après un scandale au centre Barry Diawadou de Dixinn

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Un cas troublant de fraude vient entacher les épreuves du baccalauréat dans la commune de Dixinn, où 1 682 candidats, dont 156 filles, répartis dans six centres d’examen. Ici, deux candidats se sont présentés avec des cartes d’examen identiques, révélant des défaillances graves dans le système de contrôle et la complicité présumée de certaines écoles. Les autorités locales prennent l’affaire très au sérieux et annoncent une série de mesures pour garantir la transparence, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

 

Cet acte est qualifié de « grave » par Mamadi Konaté, Directeur Communal de l’Éducation (DCE) de Dixinn, qui y voit une complicité flagrante de certaines écoles.

 

« Nous savons que c’est la complicité des écoles. Et là, nous allons sanctionner ça sévèrement, car il ne faut pas tromper les enfants », a-t-il martelé, soulignant que ce genre de pratique met en péril la crédibilité de tout le système éducatif.

 

L’enquête en cours, confiée au chargé des examens, vise à retracer l’origine de cette fraude en consultant les archives des précédentes sessions du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Le DCE affirme que les documents frauduleux sont aisément identifiables, notamment par la différence de teinte entre les cartes authentiques et celles falsifiées.

 

Dans le souci de prévenir la répétition de telles irrégularités, de nouvelles règles strictes ont été instaurées dans tous les centres d’examen de la commune. Désormais, aucun téléphone n’est autorisé à l’intérieur des centres, pas même pour les autorités administratives en visite.

 

« Même le maire doit laisser son téléphone dans la voiture. Toute autorité en visite doit s’y conformer », insiste Mamadi Konaté.

 

Par ailleurs, la procédure d’ouverture des enveloppes contenant les sujets a été revue. Contrairement aux années précédentes où tous les surveillants y participaient, l’ouverture se fait désormais dans une salle unique, suivie d’une distribution contrôlée salle par salle. Les déplacements des surveillants durant cette étape sont désormais interdits.

 

Dans la commune de Dixinn, 1 682 candidats, dont 156 filles, passent les épreuves dans six centres différents. Le centre Barry Diawadou, touché par ce scandale, accueille à lui seul plus de 300 élèves en option Sciences Mathématiques.

 

Pour Mamadi Konaté, ces réformes visent à préserver l’intégrité du processus. « Les examens ne doivent pas être dramatisés. Le ministre a mis en place tous les dispositifs nécessaires pour que les enfants composent dans la sérénité et l’équité », conclut-il.

 

 

Sâa Mellano pour Laguinee.info 

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