Un corps masculin a été découvert tôt ce jeudi matin en bordure de mer, dans un quartier de Conakry tristement connu pour ses trafics et consommation de drogues. Ce macabre constat met une nouvelle fois en lumière l’ampleur du fléau des stupéfiants et ses conséquences dramatiques dans la capitale guinéenne. Après cette découverte macabre, une identification a été faite et une piste de drogue a été évoquée, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Il s’agit d’Alia Keita, un homme d’une quarantaine d’années. Son corps gisait dans un lieu insalubre, non loin d’un endroit réputé pour accueillir des consommateurs de drogue. Facinet Keita, un proche de la victime, a précisé que la victime vivait seul, sans enfant, et résidait dans le quartier Touguiwondy. Lors des premiers examens, les agents de la Police technique et scientifique ont relevé plusieurs blessures visibles au visage du défunt. Le colonel Mohamed N’Diaye, chef de la police scientifique, suspecte un lien direct avec la consommation de Kush, une drogue répandue dans la région. Il révèle également une pratique inquiétante : le déplacement des corps après le décès pour éviter toute attention des forces de l’ordre.
Face à cette nouvelle tragédie, Ousmane Camara, chef du quartier Matam Lido, déplore l’ampleur du problème et lance un appel pressant aux autorités. Selon lui, la situation est hors de contrôle, avec un véritable cartel de drogue implanté dans la zone. Il réclame un renforcement de la sécurité, notamment par la mise en place d’un poste avancé sur le littoral, et insiste sur la nécessité d’une coopération renforcée entre police et gendarmerie. Pour lui, sans intervention rapide, le fléau risque de détruire la jeunesse locale et compromettre l’avenir de la communauté.
Sâa Mellano pour Laguinee.info







