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« Le CNRD est venu avec la promesse de dépolitiser l’administration. Mais aujourd’hui, elle est plus politisée qu’au temps de Sékou Touré », Dr Faya Millimouno 

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Le leader du Bloc Libéral critique vivement le retour de l’administration du territoire dans l’organisation des élections, dénonçant une politisation accrue de l’État.

Dans un entretien accordé à nos confrères de Deutsche Welle , le président du Bloc Libéral, Dr Faya Lansana Millimouno, s’est exprimé sans détour sur la récente création de la Direction Générale des Élections (DGE), impulsée par le CNRD. Une décision qu’il qualifie de recul démocratique, dénonçant une manœuvre destinée à politiser davantage le processus électoral en Guinée.

« La Guinée a une histoire », rappelle-t-il d’entrée. Selon lui, cette histoire démontre que les élections organisées par le ministère de l’Administration du Territoire ont toujours été entachées de fraudes et ont souvent débouché sur des affrontements violents. C’est précisément pour rompre avec cette pratique que les acteurs politiques avaient opté pour la mise en place d’une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) paritaire et inclusive.

Mais pour Dr Millimouno, la CENI a également montré ses limites :

« L’erreur, c’est d’avoir inclus dans cette CENI ceux qui, au final, se sont révélés être les plus partisans : les représentants de l’administration du territoire et de la société civile. »

Aujourd’hui, avec la création de la DGE sous la houlette du CNRD, le chef du Bloc Libéral dénonce une concentration des pouvoirs électoraux dans les mains d’un État qu’il juge plus politisé que jamais.

« Le CNRD est venu avec la promesse de dépolitiser l’administration. Mais aujourd’hui, elle est plus politisée qu’au temps de Sékou Touré », martèle-t-il.

L’exemple qu’il donne est révélateur :

« Quand vous écoutez le porte-parole de la Présidence ou même le Premier ministre, ils disent ouvertement que leur candidat, c’est Mamadi Doumbouya. »

Face à cette réalité, Dr Faya Lansana Millimouno exprime une vive inquiétude :

« Comment croire que des élections organisées par des partisans déclarés de Mamadi Doumbouya puissent être transparentes et sans troubles ? »

Par cette prise de parole, le leader politique appelle implicitement à une vigilance accrue et à un retour à des mécanismes électoraux véritablement indépendants, garants de la paix et de la stabilité dans un pays où chaque processus électoral reste un moment de tension.

Laguinee.info

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