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Diffamation présumée : le journaliste Thierno M’Bonet plaide l’erreur et présente ses excuses

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Dans une démarche empreinte d’humilité, le journaliste Thierno Amadou M’Bonet Camara, poursuivi pour diffamation et injure par Thierno Mamadou Bah, conseiller personnel du président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a publiquement présenté ses excuses via une publication sur son compte Facebook.

Dans un message qualifié de mea culpa sincère, le journaliste est revenu sur les propos qu’il avait tenus dans un précédent post, les qualifiant d’« insinuations tendancieuses, inexactes et sans aucun fondement ». Il reconnaît que son interprétation de faits liés à un incendie et à un détournement supposé était erronée :

« C’était juste une erreur, pas forcément une volonté de nuire, même si je reconnais des erreurs commises à l’encontre d’un frère, sous l’effet de la colère », a-t-il écrit.

Dans la même publication, Thierno Bonet a tenu à adresser des excuses formelles à la personne de Thierno Mamadou Bah, président du Conseil d’Administration de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) et proche collaborateur du chef de l’État :

« Je présente mes excuses les plus plates et les plus sincères à Monsieur TMB, le Président du CA de l’OGP, Conseiller personnel du Chef de l’État. »

Il n’a pas manqué non plus d’exprimer des regrets à l’endroit de la famille du conseiller, qu’il dit avoir « touchée maladroitement » dans ses propos, tout en reconnaissant qu’elle ne lui avait « absolument rien fait ».

Dans une volonté de clore définitivement cet épisode, le journaliste s’est engagé publiquement et solennellement à ne plus jamais s’attaquer à Thierno Mamadou Bah, ni directement, ni indirectement, que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs.

« Je donne ma parole et je prends l’opinion à témoin », a-t-il affirmé en conclusion de son message.

Cette sortie intervient alors que le débat public est alimenté par la légalité de la garde-à-vue dans les cas de délits de presse, des infractions qui, selon plusieurs juristes, ne devraient pas entraîner une privation de liberté selon le Code de procédure pénale guinéen. La situation de Thierno Bonet, qui s’est présenté de lui-même à la convocation des autorités judiciaires, a particulièrement suscité des réactions dans les milieux de la presse et du droit.

Reste à savoir si cette déclaration d’apaisement contribuera à faire retomber la tension dans ce dossier, qui pose une fois de plus la question de la liberté de la presse et du respect des procédures judiciaires en République de Guinée.

Laguinee.info

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