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Journée mondiale de la liberté de la presse : Amara Camara insiste sur la formation et le respect des principes journalistiques

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À l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée discrètement en Guinée le samedi dernier, le directeur national adjoint de la communication et des relations avec les médias privés, M. Amara Camara, a appelé les professionnels des médias à renforcer leur formation et à respecter les fondamentaux du journalisme.

Manque de formation

Prenant la parole devant des journalistes, M. Camara, également enseignant-chercheur, a insisté sur l’importance de la formation continue :

« Quand je me retrouve devant les journalistes, j’aime insister sur une seule chose, c’est la formation. C’est la formation. J’exige que les gens se forment, continuent à se former. »

Il a indiqué que l’objectif de son département est d’accompagner les journalistes guinéens afin qu’ils puissent produire des contenus conformes à l’éthique et à la déontologie du métier.

« Notre objectif, c’est d’amener vous, les jeunes journalistes, à être beaucoup plus efficaces que nous. Mais au constat, les gens ne se forment pas beaucoup », a-t-il affirmé, regrettant que « les gens, ils veulent banaliser notre métier ».

M. Camara a aussi exprimé des préoccupations concernant la qualité des productions journalistiques :

« Le plus souvent, quand je lis leurs textes ou que j’écoute à la radio, ce sont les remarques. Je commence par les remarques », a-t-il déclaré.

S’exprimant sur la quête du scoop, il a souligné que cette pratique a perdu de sa pertinence avec la montée des réseaux sociaux : « Les gens sont beaucoup plus agités, ils veulent tout de suite courir derrière le scoop. Or, avec l’émergence des réseaux sociaux, le scoop n’a plus sa valeur. »

Selon lui, l’essentiel réside désormais dans la vérification des faits :

« C’est quand vous recoupez les informations, quand vous vérifiez les sources. Si vous ne vérifiez pas les sources, vous rentrez dans le comportement des réseaux sociaux. »

M. Camara a estimé que plusieurs problèmes rencontrés par les médias guinéens pourraient être corrigés de l’intérieur. Il a affirmé :

« Aujourd’hui, tout le monde se plaint de la manière, on parle de fermeture des médias, on parle de trucs. Le problème est encore dans notre cas. C’est nous qui devons essayer de résoudre notre propre problème. »

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