La scène politique guinéenne s’échauffe à l’approche du référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025. Une conférence de presse tenue le 3 avril 2025 à Conakry par plusieurs partis politiques, dont le RPR de Diabaty Doré, le RRD d’Abdoulaye Kourouma et la NG, a mis en lumière les tensions persistantes et les exigences posées pour un dialogue politique constructif.
Diabaty Doré, figure de proue du RPR, a clairement exprimé la nécessité de définir des préalables avant toute discussion. « Je crois qu’il y a des préalables d’abord sur lesquels on doit se mettre d’accord », a-t-il déclaré devant les journalistes. Ces préalables, selon lui, sont indispensables pour garantir le succès du dialogue et assurer un retour à l’ordre constitutionnel.
Les partis présents ont certes salué la fixation de la date du référendum, mais ont insisté sur l’importance de rassembler tous les acteurs politiques autour de la table des négociations. « En tant qu’acteurs politiques majeurs de ce pays, nous demandons humblement au Premier ministre, parce que c’est lui le chef du gouvernement, de tout faire pour que les Guinéens, les acteurs sociopolitiques, se retrouvent autour de la table », a ajouté Diabaty Doré.
Cependant, des interrogations subsistent quant aux conditions de mise en œuvre du dialogue. Abdoulaye Kourouma a soulevé des questions cruciales concernant la création de l’Organe de gestion des élections (OGE), le respect des dispositions de l’article 180 de la nouvelle constitution, et le rôle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) dans l’organisation des élections. « Nous allons compétir, mais est-ce qu’aujourd’hui, nous sommes d’accord de la mise en place de l’Organe de gestion des élections (OGE) ? Est-ce que c’est vrai que ce qui est dit dans l’article 180 de la nouvelle constitution sera respecté ? Est-ce que c’est le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD) qui va organiser les élections ? », a-t-il demandé.
Ces questions mettent en lumière les défis auxquels est confronté le dialogue politique en Guinée. La transparence du processus électoral, l’impartialité des institutions et le respect des règles constitutionnelles sont autant d’enjeux qui devront être abordés avant toute avancée significative.
IAC, pour Laguinee.info