Depuis janvier 2025, une vague de licenciements a secoué la société Nimba Developpment Company, laissant plusieurs employés dans l’incompréhension et la colère. Parmi eux, cinq travailleurs dénoncent des ruptures de contrat qu’ils jugent abusives et réclament une indemnisation à la hauteur du préjudice subi.
Kerfala Traoré, responsable logistique à Conakry et porte-parole des employés licenciés, a exprimé leur détermination à faire entendre leur voix : « On veut que l’opinion nationale et internationale soit informée. Nous voulons être indemnisés puisque nous sommes licenciés sans motif. »
Un licenciement sans motif apparent
Selon M. Traoré, le premier cas de licenciement a concerné une collègue, renvoyée sans explication le 21 janvier 2025. Cette décision a suscité l’indignation au sein de la Direction des ressources humaines, qui a tenté en vain d’obtenir des clarifications auprès de la direction générale. « C’est suite au licenciement d’une de nos collègues, abusivement comme ça et sans motif, les ressources humaines elle-même était indignée. Il a voulu appeler le patron en question pour lui demander le motif. Mais avant ça, deux personnes de la même entreprise ont été victimes du même licenciement sans motif », a-t-il précisé.
Les employés dénoncent également les conditions de leur éviction, qu’ils jugent humiliantes et contraires aux principes élémentaires du droit du travail. « Le patron appelle son bras droit, qui est Michael Brown, pour nous demander de sortir de ces locaux. Que notre présence pollue l’atmosphère », a rapporté M. Traoré.
Des démarches infructueuses pour un règlement à l’amiable
Face à cette situation, la Direction des ressources humaines a tenté de trouver une solution à l’amiable, en contactant la direction générale. Cependant, ces démarches sont restées vaines, la direction générale se contentant d’envoyer un mail laconique confirmant le licenciement des employés concernés.
Les employés disent avoir ensuite tenté de saisir la coordinatrice de l’entreprise, la mère du patron, mais cette démarche n’a pas non plus abouti. « Sur ce, nous avons été voir sa mère, qui est la coordinatrice, histoire de lui expliquer ce que son enfant a fait. Elle n’était pas d’accord, elle nous a dit de retourner au bureau », a indiqué M. Traoré.
Saisine de l’Inspection générale du travail et recours à un cabinet d’avocats
Déterminés à faire valoir leurs droits, les employés ont saisi l’Inspection générale du travail pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un licenciement abusif et anormal. Ils ont également fait appel à un cabinet d’avocats pour les assister dans leurs démarches.
Selon M. Traoré, lors de l’intervention de l’Inspection générale du travail, « la direction générale de l’entreprise a été appelée à s’expliquer, mais les travailleurs rapportent que les réponses fournies n’étaient pas convaincantes ».
Les employés déplorent le manque de volonté de l’entreprise à respecter la législation en vigueur et réclament avec force leur indemnisation et une réparation pour le préjudice subi.
IAC, pour laguinee.info