La récente annonce du gouvernement de transition guinéen concernant la tenue d’un référendum constitutionnel le 21 septembre 2025 a suscité des réactions contrastées parmi les citoyens de Kountia.
Alors que certains saluent cette initiative comme une étape nécessaire vers un retour à l’ordre constitutionnel, d’autres y voient une manœuvre politique visant à consolider le pouvoir en place.
Une date jugée tardive par certains
« Cette date est tardive », estime Ousmane Camara, un habitant de Kountia. « Le gouvernement aurait dû organiser ce référendum depuis longtemps. Ils ont attendu le moment opportun pour eux, afin de détourner l’attention de la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara. »
Cette opinion est partagée par Youssouf Sylla, qui considère que la fixation de la date du référendum intervient à un moment stratégique pour le gouvernement. « Ils savent qu’il y a beaucoup de contestation autour de la grâce présidentielle », explique-t-il. « C’est une façon de dissiper les critiques. »
Un calendrier salué par d’autres
Cependant, d’autres habitants de Kountiah voient d’un œil favorable cette annonce. Fabiano, par exemple, estime que le gouvernement a pris la bonne décision en fixant cette date. « C’est le moment opportun pour organiser ce référendum », déclare-t-il. « Les actions du CNRD sont visibles sur le terrain, et elles vont dans le sens des intérêts du pays. »
Un contexte politique tendu
La décision du gouvernement de fixer la date du référendum intervient dans un contexte politique tendu en Guinée. La récente grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte militaire, a suscité de vives critiques de la part de l’opposition et de la société civile.
Un référendum crucial pour l’avenir de la Guinée
Le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 est une étape cruciale pour l’avenir de la Guinée. L’adoption d’une nouvelle constitution est censée ouvrir la voie à un retour à l’ordre constitutionnel et à l’organisation d’élections libres et transparentes.
Cependant, les divisions persistantes au sein de la population guinéenne et les accusations de manœuvres politiques risquent de compromettre le bon déroulement de ce processus.
IAC, pour laguinee.info