Le processus électoral en Guinée semble s’embourber dans une impasse, au grand dam de l’opposition. Dr Édouard Zoutomou Kpoghomou, figure de l’opposition guinéenne, alerte sur les risques de voir les élections reportées au-delà de 2024, mettant en cause des stratégies délibérées de retardement, rapporte Guineematin.com.
Un calendrier électoral en péril
Selon Dr Kpoghomou, cité par Guineematin.com, les lenteurs accumulées dans le processus électoral compromettent sérieusement la tenue des élections cette année. « Avec l’arrivée de la saison des pluies, rien ne pourra être fait dans les prochains mois. Nous allons bientôt nous retrouver à la fin de l’année sans aucun progrès. Tout est fait pour retarder le retour à l’ordre constitutionnel », dénonce-t-il.
L’opposant accuse les autorités d’avoir utilisé le Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (RAVEC) comme un prétexte pour retarder l’identification des électeurs. « Nous n’avions pas besoin du RAVEC pour constituer un fichier électoral. Un recensement ordinaire avec les cartes d’identité biométriques aurait suffi. Mais, ils ont choisi un processus complexe et long pour justifier les retards », affirme-t-il, selon Guineematin.com.
Un scepticisme croissant face aux nouvelles annonces
Le gouvernement a récemment annoncé le début du recensement biométrique pour le 16 avril. Mais cette nouvelle échéance ne convainc pas l’opposition, qui redoute un énième report. « Pourquoi attendre encore le 16 avril pour lancer le recensement ? Pourquoi ne pas commencer immédiatement, voire hier ? Cela fait longtemps que l’échec du RAVEC était connu », s’interroge Dr Kpoghomou, relayé par Guineematin.com.
Des élections en 2024, un vœu pieux ?
Au regard des multiples retards enregistrés, Dr Kpoghomou se montre pessimiste quant à la tenue des élections dans les délais prévus. « Nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas d’élections cette année. Tout est fait pour retarder le processus et prolonger la transition », conclut-il, d’après Guineematin.com.
Ces déclarations viennent renforcer les inquiétudes de nombreux observateurs quant à la volonté réelle des autorités de respecter les engagements pris pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. En attendant, le flou persiste et l’incertitude demeure.
Laguinee.info