jeudi, avril 3, 2025
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Suspension de 28 partis politiques : Dr Ibrahima Sacko dénonce une dérive autoritaire

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La suspension de 28 partis politiques, dont le RPG-Arc-en-ciel et l’UFR, par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, suscite une vive contestation. Parmi les réactions les plus marquantes figure celle de Dr Ibrahima Sacko, président de l’Union des Forces pour le Retour à l’Ordre Constitutionnel (UFROC) et opposant à la transition.

Dans un message publié sur son compte Facebook, il dénonce une « suspension illégale » qui constituerait « une violation flagrante des principes démocratiques ». Pour lui, cette décision ne serait rien d’autre qu’ »une tentative de confisquer le pouvoir par des dirigeants illégitimes, qui l’ont obtenu par la force au prix de massacres de nombreuses vies, notamment parmi les jeunes militaires ».

Il s’attaque également aux justifications avancées par la junte, qui invoque le « non-respect des normes en vigueur » pour expliquer cette suspension. « Une telle justification est aussi absurde qu’hypocrite. Comment des putschistes, qui ont eux-mêmes bafoué la Charte de la transition, violé les lois, enlevé des citoyens, torturé et exécuté des activistes, et assassiné des militaires dissidents, peuvent-ils aujourd’hui se prétendre garants de la légalité ? » s’indigne-t-il.

Face à cette situation, Dr Sacko appelle à la mobilisation et à la résistance. « À mes camarades engagés dans le combat politique, je vous dis ceci : ne cédons à aucune intimidation. Cette suspension arbitraire n’est en rien la fin de notre lutte ; bien au contraire, elle renforce notre détermination. Face à l’oppression, notre engagement doit rester intact et inébranlable. Nous devons intensifier la résistance, mobiliser nos forces jusqu’à ce que cette junte autoritaire tombe et que l’ordre constitutionnel soit rétabli. »

Si les autorités affirment que cette décision s’inscrit dans le cadre du respect des normes en vigueur, elles n’ont toutefois pas fourni de précisions sur les critères exacts ayant conduit à ces sanctions. Cette mesure relance le débat sur la gestion de la transition et les perspectives politiques du pays, alors que les acteurs de l’opposition appellent à un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Laguinee.info

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