vendredi, avril 4, 2025
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Endettement, chômage, dialogue en panne : Dr Faya peint tout le bilan de Bah Oury en noir

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Le 27 février 2024, Amadou Oury Bah prenait les rênes de la Primature, succédant à Bernard Goumou, après la dissolution de son gouvernement. Un an plus tard, que retenir de sa gestion ? Si certains voient en lui un artisan du redressement économique, d’autres dressent un tableau beaucoup plus sombre.

Parmi ces derniers, Dr Lansana Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral, qui n’y va pas de main morte : « Le bilan est très mauvais », tranche-t-il.

Le dialogue aux abonnés absents

IBah Oury, homme politique aguerri, avait-il la carrure pour être le Premier ministre du consensus ? Pas selon Dr Faya, qui lui reproche un déficit criant de dialogue. « Parmi les trois Premiers ministres nommés par le président Doumbouya, il est celui qui a baigné dans la politique dès son jeune âge. Pourtant, sous son mandat, aucun dialogue n’a vu le jour », a-t-il déploré chez nos confrères d’Africaguinee.com.

Pour le président du Bloc Libéral, la Guinée s’enfonce dans une polarisation croissante, alimentée par l’absence de concertation entre les acteurs politiques et les autorités. « Le fossé entre les Guinéens ne cesse de se creuser, aussi bien entre les politiques et le gouvernement qu’entre les acteurs sociaux et l’État », ajoute-t-il. Une charge sévère contre un Premier ministre qui, selon lui, aurait dû être « le principal promoteur du dialogue ».

L’engrenage de la dette

Autre point noir du bilan de Bah Oury : l’endettement. Dr Faya Millimouno dénonce une gestion financière hasardeuse, qui compromet l’avenir du pays. « La dette intérieure grimpe de manière exponentielle, tout comme la dette extérieure », observe-t-il.

Selon lui, la multiplication des contrats de gré à gré pour financer des infrastructures est un mirage qui cache une réalité plus dure. « On ne s’endette pas pour manger. Si vous vous endettez pour vous nourrir, vous ne sortirez jamais de la dette », illustre-t-il. En d’autres termes, la Guinée emprunte à tout-va, sans garantie de retombées économiques suffisantes pour rembourser ces emprunts.

Un chômage aggravé par la fermeture des médias

Enfin, Dr Faya pointe du doigt une autre conséquence de la politique du Premier ministre : la précarisation du marché de l’emploi. Il accuse la fermeture de plusieurs médias privés d’avoir mis « au chômage des milliers de jeunes », tout en affaiblissant le secteur de l’audiovisuel.

« Un gouvernement doit soutenir les entrepreneurs. Nous avons besoin de champions nationaux dans tous les secteurs : l’audiovisuel, la finance, l’assurance… Or, on assiste à l’effet inverse », regrette-t-il.

Un avenir incertain

Après un an aux commandes, Bah Oury semble peiner à convaincre l’ensemble de la classe politique. Entre accusations d’endettement incontrôlé, d’absence de dialogue et de décisions controversées, son bilan divise. Reste à savoir si les mois à venir permettront d’inverser la tendance ou si son passage à la Primature restera marqué par ces critiques acerbes.

Laguinee.info

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