La Haute Autorité de la Communication (HAC) a réuni ce jeudi 27 février plusieurs acteurs des médias, du secteur publicitaire et des institutions guinéennes pour une journée de concertation sur la publicité dans les médias. Cette initiative visait à clarifier les dispositions légales en vigueur et à harmoniser les pratiques publicitaires en Guinée.
Un cadre d’échanges autour des enjeux publicitaires
L’événement a rassemblé des commissaires de la HAC, des journalistes, des représentants de l’Union des Consommateurs de Guinée, ainsi que des cadres du Conseil National de la Transition (CNT). L’objectif était d’ouvrir un dialogue sur les défis et les dérives liés à la publicité dans les médias, notamment les risques de publicité mensongère et la prolifération des annonces pour les tradi-praticiens.
En ouverture, El Fodé Bouya Fofana, commissaire à la HAC et représentant du président de l’institution, a mis en avant la nécessité d’harmoniser la nouvelle loi sur la publicité et la loi 002 sur la liberté de la presse.
« Cette concertation va nous permettre d’être dans des convergences, car c’est la première fois qu’une loi sur la publicité existe en République de Guinée. Nous avons décidé d’organiser des débats pour comprendre l’interaction entre ces textes et en tirer des leçons. »
Formation et réglementation : les points clés
La matinée a été marquée par une formation animée par un ancien journaliste, aujourd’hui commissaire à la HAC. Ce dernier a mis en lumière les avantages et inconvénients de la publicité, soulignant la nécessité de lutter contre les pratiques trompeuses.
L’après-midi, Madame Asmou Barry, conseillère au CNT, a exposé sur la loi ordinaire réglementant la publicité en Guinée. Elle a insisté sur l’importance de sensibiliser les acteurs du secteur pour garantir l’application effective de la loi adoptée il y a 13 mois.
« Cette activité est une opportunité de vulgarisation de la loi afin d’assurer son efficacité. Sans une bonne connaissance des dispositions légales, cette loi risquerait de ne pas être correctement appliquée. »
Une réglementation essentielle pour un marché publicitaire structuré
Présent à la rencontre, Adama Condé, conseiller économique et financier à l’Office Guinéen de Publicité (OGP), a comparé la publicité à l’agriculture : « Une publicité, une fois diffusée, est consommée par le public. Elle doit donc être saine et bien encadrée pour éviter les dérives. »
Cette journée de concertation a permis de poser les bases d’une réglementation plus rigoureuse et mieux adaptée aux réalités du marché publicitaire guinéen. Les débats ont mis en évidence la nécessité d’une collaboration entre les médias, les régulateurs et les annonceurs pour assurer une publicité responsable et respectueuse des consommateurs.
IAC, pour laguinee.info