jeudi, février 27, 2025
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Affaire Kabinet Sylla « Bill Gates » : une audience cruciale reportée au 11 mars devant la CRIEF

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La Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a tenu une audience ce 25 février 2025, axée sur l’appel relatif aux décisions de non-lieu, de mainlevée de saisie conservatoire, de restitution de biens et de levée d’interdiction de sortie du territoire visant Kabinet Sylla, surnommé « Bill Gates ».

Cet ancien intendant de la présidence sous le régime d’Alpha Condé et PDG du Groupe Djoma est au cœur d’un dossier emblématique de la lutte anticorruption en Guinée.

Saisie par un arrêt de renvoi de la Cour Suprême, la Chambre spéciale doit trancher un litige procédural complexe entre la défense et la partie civile. Ce dossier, parmi les premiers transférés à la CRIEF lors de sa création, symbolise les défis de la réforme judiciaire guinéenne face aux affaires de grande corruption.

À l’ouverture de l’audience, Me Almamy Samory Traoré, avocat de Sylla, a réclamé un report de trois semaines, invoquant le besoin de « temps suffisant » pour contrer les arguments de la partie civile. Une requête présentée comme nécessaire pour une défense « de fond », mais perçue comme une manœuvre retardatrice par le camp adverse.

En réponse, Me Pépé Antoine, représentant l’agent judiciaire de l’État, a fustigé cette demande, rappelant l’ancienneté du dossier et la nécessité d’aboutir à une résolution rapide. Le procureur spécial Aly Touré a abondé dans ce sens, soulignant que l’équipe de Sylla, familière du dossier depuis 2022, n’avait pas besoin de délai supplémentaire. Il a proposé un report de seulement 48 à 72 heures.

Le président Lansana Cissé a arbitré en faveur d’un report au 11 mars 2025, exigeant la comparution de Kabinet Sylla et de Fatoumata Diakité, représentante des entités Djoma. Cette décision marque un tournant, car elle implique un face-à-face direct entre les accusés et la justice, dans un dossier où les preuves matérielles restent disputées.

Inculpé depuis son placement sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry en novembre 2022, Sylla est accusé d’un vaste éventail de crimes économiques, notamment, la corruption active dans le secteur privé, le détournement de deniers publics, le blanchiment de capitaux et l’enrichissement illicite présumés…

Les biens saisis (incluant des actifs immobiliers, des comptes et des participations industrielles) représenteraient plusieurs dizaines de millions de dollars, selon des sources judiciaires.

Laguinee.info

 

 

 

 

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