Dans un message empreint de gravité, l’opposant Cellou Dalein Diallo a dressé un tableau sombre de la Guinée actuelle sous le régime du CNRD. Décrivant une « politique de la terreur » où règnent kidnappings, disparitions forcées et assassinats, il a dénoncé un retour à des pratiques que les Guinéens espéraient révolues.
Une année marquée par les tragédies
« Comment avoir le cœur en fête dans ce contexte de véritable annus horribilis ? », s’est-il interrogé, évoquant la disparition forcée de figures emblématiques telles qu’Oumar Sylla alias Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah et Habib Marouane Camara. À cela s’ajoutent les morts suspectes en détention du Général Sadiba Coulibaly et du Colonel Pépé Célestin Bilivogui, des drames qui plongent des familles entières dans l’angoisse.
Les libertés étouffées
Cellou Dalein Diallo a également souligné l’effondrement des libertés fondamentales. « Toute opinion non conforme est condamnée au silence, à la prison, à l’exil ou à la mort », a-t-il déploré, citant la fermeture arbitraire de radios et télévisions telles qu’ESPACE FM et FIM FM, plongeant des centaines d’employés dans le chômage.
La crise économique, un gouffre béant
« Alors que les Guinéens peinent à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, des immeubles de luxe s’érigent à Conakry », a-t-il dénoncé, stigmatisant une corruption institutionnalisée. Il a notamment fait état de scandales financiers retentissants : « 700 milliards de francs guinéens évaporés aux Douanes, 1000 milliards aux Impôts, et jusqu’à 6 tonnes d’or disparues entre la Banque centrale et Dubaï. »
La réponse à la dictature
Face à cette situation critique, il appelle à une mobilisation renforcée : « Les dictatures durent aussi longtemps que nous renonçons à ce que nous sommes. Opposons à l’intimidation notre détermination à affranchir la Guinée de la malédiction de la violence. »
Un engagement intact
Exilé, mais toujours déterminé, Cellou Dalein Diallo rassure : « Mon engagement pour la Guinée reste intact. De l’extérieur, je continue de mener le combat avec la conviction que la seule issue possible est la victoire. » Il rend hommage aux militants de l’UFDG qui, malgré les pressions, maintiennent la flamme de la résistance.
L’héritage d’un combat
Dans ce discours vibrant, Cellou Dalein Diallo conclut en affirmant que « nos morts ne seront pas morts pour rien. » L’opposant réitère sa foi en un avenir démocratique, exhortant ses compatriotes à ne jamais céder face à l’oppression.
Laguinee.info





