vendredi, avril 4, 2025
spot_img
spot_img

« Ceux qui font les louanges aux dictateurs sont comme les charognards », Aliou Bah 

À LIRE AUSSI

Aliou Bah, leader du MoDeL, critique sévèrement les pratiques de flatterie au sein de l’entourage des dirigeants militaires en Guinée. Sur son compte Facebook, il compare ces soutiens opportunistes à des « charognards » prêts à tout pour profiter des faiblesses du pouvoir.

Aliou Bah, leader du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), a récemment pris la parole sur Facebook pour dénoncer les louanges adressées aux dirigeants militaires guinéens. Selon lui, « ceux qui font les louanges aux dictateurs sont comme les charognards qui ont le don de sentir, à travers l’odeur, la présence quelque part de la chair à dévorer. » Ces propos tranchants visent les partisans du régime qu’il accuse d’exploiter les faiblesses des dirigeants pour leur propre bénéfice.

Dans sa critique, Bah souligne que « les troubadours savent que les despotes ont constamment besoin de flatteries. » Pour lui, ce besoin de reconnaissance résulte d’un manque de popularité et de résultats tangibles, poussant les dirigeants à rechercher des louanges pour combler leur ego. « Faute de popularité par le mérite et les résultats, ils ont toujours un ego qui crée en eux ce besoin de reconnaissance et de visibilité, » ajoute-t-il, décrivant cette quête de flatteries comme un refuge temporaire contre les difficultés auxquelles ils font face.

Aliou Bah va plus loin en décrivant comment « le mensonge emballé en mélodie est une drogue que les tyrans consomment abusivement pour espérer dépasser leurs problèmes. » Il avertit que cette habitude est non seulement illusoire mais également destructrice, car elle « enfonce son consommateur au lieu de l’aider à s’en sortir. »

Bah accuse également l’entourage des dirigeants de profiter de cette dynamique pour détourner des fonds publics. « L’entourage trouve un double intérêt dans ce jeu : profiter de ce besoin pour escroquer l’argent du peuple et endormir le chef pour davantage le pousser dans le trou, » explique-t-il. Ces proches du pouvoir seraient prêts à « quitter le navire avant le naufrage » pour se recycler auprès des nouveaux dirigeants et « refaire la même chose. »

Dans un dernier point, Aliou Bah critique la manière dont chaque action ou déclaration des dirigeants est transformée en « événement qui nécessite des dépenses. » Il affirme que « les vautours créent des occasions pour sucer davantage l’argent public, » soulignant l’ampleur de la corruption et de la mauvaise gestion des ressources de l’État.

Boundèbengouno, pour Laguinee.info 

- Advertisement -
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS