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De l’enfer d’Alger à la réussite guinéenne : l’incroyable renaissance de Sékou Donzo

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Rapatrié après des années d’exil en Algérie, Sékou Donzo a su puiser dans les racines de son passé pour bâtir un avenir. Son histoire, imprégnée de courage et de résilience, inspire et résonne aujourd’hui. 

Sékou Donzo, un homme au passé tourmenté, revient en Guinée après une aventure risquée en Algérie. Loin de l’accueil chaleureux auquel il aurait pu s’attendre, il est confronté à une réalité brutale : le chômage, l’incertitude, et le poids des responsabilités familiales. Désemparé, il tente de trouver un travail, allant même jusqu’à se rendre dans les mines d’or de Siguiri, mais le destin semble s’acharner contre lui.

Puis, un jour, alors que tout semble perdu, une idée lui traverse l’esprit : pourquoi ne pas réveiller le métier de son père, ce métier qu’il avait presque oublié ? Le pneumatique, une passion héritée de son père, devient alors sa bouée de sauvetage. « J’ai décidé de rentrer à Conakry. Je connais Conakry très bien. J’ai étudié ici. Je suis allé à l’atelier de mon Papa pour avoir de l’espoir. », se souvient-il.

Les souvenirs de son arrestation en Algérie hantent encore Sékou. « J’avais perdu l’espoir. Parce que je ne m’attendais plus pour avoir un espoir. Et j’ai appelé mon père. Je lui ai dit que je suis arrêté par la police. » Ce moment de désespoir n’a fait que renforcer sa détermination à changer les choses une fois de retour en Guinée. Avec une énergie renouvelée, il se lance dans le pneumatique, une activité qui, malgré les défis, lui permet de reconstruire sa vie.

Aujourd’hui, Sékou est à la tête de quatre ateliers de pneumatique qui emploient plus de dix personnes. Mais derrière ce succès se cache une profonde inquiétude pour le futur de son métier. « Il y a assez d’ateliers de pneumatique en Guinée alors qu’ils n’ont pas la maîtrise. Actuellement, celui qui a 15 millions, il crée l’atelier de pneumatique. C’est pourquoi il y a trop d’accidents par rapport au pneu. », dit-il, avec une voix marquée par l’inquiétude.

Sékou Donzo gagne entre 500 et 600 mille francs guinéens chaque week-end grâce à son entreprise. Cela lui permet, dit-il de joindre les deux bouts et de ne dépendre de personne. 

Malgré les difficultés et les dangers de son métier, Sékou Donzo n’abandonne pas. Il continue de travailler dur, conscient des risques mais animé par l’amour de son métier et le désir de subvenir aux besoins de sa famille. « Il y a des accidents de travail qui arrivent. Un pneu peut s’éclater, des blessures aussi peuvent venir à n’importe quel moment. Parfois, on peut même perdre la vie dans ce travail. », admet-il, le regard fixé sur l’avenir incertain. Mais pour lui, l’espoir et la détermination restent les meilleures protections contre l’adversité.

Sékou espère que son parcours sera une source d’inspiration pour la jeunesse guinéenne. Il les encourage à chercher la réussite chez eux, plutôt que de partir vers l’inconnu. « La réussite est parfois chez soi, dans ta maison, dans ton pays. », conclut-il avec une conviction qui réchauffe le cœur.

Ibrahima Alhassane Camara, pour Laguinee.info 

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