Le président des Comores, Azali Assoumani, a récemment octroyé de nouveaux pouvoirs à son fils, Nour El Fath. Cette décision suscite des questions quant à une possible préparation de la succession présidentielle.
Azali Assoumani, réélu en janvier dernier, a attribué des prérogatives présidentielles et constitutionnelles à son fils, Nour El Fath, âgé de 40 ans. Selon un décret présidentiel, M. El Fath est désormais chargé d’intervenir à tous les stades de la prise de décision gouvernementale et d’évaluer les ministres.
Nour El Fath, qui occupait auparavant le poste de secrétaire général du gouvernement depuis le 1er juillet, a travaillé comme conseiller économique principal auprès de son père depuis 2019. La porte-parole du gouvernement, Fatima Hamada, a indiqué que le décret présidentiel clarifiait et formalisait les prérogatives de M. El Fath en tant que secrétaire général.
Les opposants politiques du président Assoumani ont exprimé leurs inquiétudes, accusant ce dernier de préparer son fils à lui succéder à la fin de son mandat en 2029. « Il ne fait aucun doute que le colonel Azali Assoumani, en accordant des prérogatives présidentielles et constitutionnelles à son fils, prépare ce dernier à lui succéder », a déclaré l’avocat franco-comorien Saïd Larifou, commentateur politique.
Alors que les Comores, un archipel de trois îles au large des côtes du Mozambique, ont été le théâtre de nombreux coups d’État depuis leur indépendance de la France en 1975, cette nouvelle concentration de pouvoir suscite des débats sur la stabilité politique future du pays. La question demeure : Azali Assoumani prépare-t-il réellement son fils à sa succession ou s’agit-il simplement d’une réorganisation des responsabilités gouvernementales? Le temps et les développements politiques à venir apporteront probablement des réponses.
Boundèbengouno, pour Laguinee.info





