La quête de meilleures opportunités pousse de nombreux jeunes guinéens à migrer vers la capitale, Conakry, dans l’espoir de trouver un métier et d’améliorer leurs conditions de vie. Cependant, une fois sur place, ils sont confrontés à une réalité souvent brutale. Le manque de logement, les problèmes de nourriture et d’autres défis majeurs entravent leur chemin vers l’insertion professionnelle. Malgré ces obstacles, leur détermination et leur courage leur permettent de surmonter ces difficultés au quotidien.

Rencontré par un reporter de Laguinee.info, Alya, élève en 8e année, originaire de Boké, partage son expérience. Étant également apprenti mécanicien, il jongle entre l’école et le garage, deux domaines où il fait face à des difficultés financières constantes : « Quand je quitte l’école, je viens directement au garage. S’il y a le travail, je peux avoir le prix du manger, mais s’il n’y a pas de travail, je mange une fois que je rentre à 18 heures », témoigne-t-il.

Sékouna Keïta, qui a quitté son village de Kollabouyi en 2002 pour apprendre la mécanique à Conakry, a réussi à ouvrir son propre atelier avec l’aide de personnes bienveillantes. Il souligne que l’époque où il est venu, sous le régime de Lansana Conté, était moins difficile : « Je suis venu sous le régime de Lansana Conté à Conakry. Cette époque était quand même mieux. Moi personnellement, je n’ai pas connu assez de difficultés dans mon insertion à cette époque. J’avais des grands et un oncle qui travaillaient, qui m’assistaient parfois. Dès que je suis coincé, je leur demande, ils vont directement me satisfaire. En ce qui concerne la nourriture, ça ne m’a jamais fatigué. Mais actuellement, ce n’est pas facile de venir vivre ici. Je n’ai pas connu tellement de difficultés comme certains », déclare-t-il.
Baïlo Bah, originaire de Pita, est quant à lui devenu chef des apprentis chaudronniers après avoir quitté sa ville natale il y a 12 ans pour apprendre son métier à Conakry. Malgré les défis auxquels il a été confronté, notamment celui du logement, il garde espoir. « J’ai été confronté à plusieurs réalités une fois à Conakry. Je ne peux même pas dire certains faits. Le problème de logement m’a fatigué et le problème de nourriture aussi. Vivre à Conakry loin de la famille, c’est très compliqué. Mais aujourd’hui, par la grâce de Dieu, ça va. Le reste va venir au fur et à mesure », espère-t-il.
À Conakry, de nombreux jeunes qui quittent leur foyer pour s’installer en ville rencontrent des difficultés similaires. Beaucoup se retrouvent sans abri, passant souvent la nuit dans les marchés, et font face à des problèmes récurrents de subsistance.
Ibrahima Alhassane Camara, pour Laguinee.info





