Dans son discours du Nouvel An, le président du Bloc Libéral (BLC), Dr Faya Millimouno, a vivement alerté sur la détérioration spectaculaire de la démocratie en Afrique. Il a pointé du doigt les clivages sociopolitiques et les crises institutionnelles sans précédent qui ont secoué plusieurs pays du continent.
« Le continent africain a connu de façon spectaculaire un recul démocratique du fait des clivages sociopolitiques et des crises institutionnelles sans précédent marquées par endroits par des coups d’État, en particulier au Niger et au Gabon. Ces deux coups d’Etat viennent s’ajouter à trois autres survenus entre 2020 et 2022 au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. La guerre au Soudan en est une autre épreuve pour l’Afrique. Les violentes contestations au Sénégal, les récentes tentatives de putsch enregistrées en Sierra Leone et en Guinée-Bissau viennent enrichir le tableau sombre du climat de crise sur le continent ! », a-déclaré le président du Bloc Libéral.
Le dirigeant de l’opposition guinéenne a souligné la nécessité pour chacun de réfléchir profondément sur les systèmes de gouvernance obsolètes présents dans certains États du continent: « Ces faits interpellent chacun de nous à faire une introspection profonde sur l’organisation et le mode de fonctionnement de nos États parfois caractérisés par des systèmes de gouvernance obsolètes ! »
Les propos du Dr Faya Millimouno mettent en lumière une série de crises politiques et institutionnelles ayant frappé plusieurs nations africaines, soulevant ainsi des inquiétudes quant à la santé démocratique en Afrique.
Damba Morlaye, pour Laguinee.info





