La Guinée étant un pays qui a souffert de l’absence d’une culture démocratique, aussi d’une véritable justice indépendante depuis le 02 Octobre 1958, continue de vivre. Malgré l’arrivée du nouveau messi militaire il y a de cela 7 mois environs, qui a repris le flambeau d’un champ de riz caractérisé par tant de sécheresse, désormais promet la bonne moisson. Une moisson qui va être servie aux filles et fils du pays qui, dorénavant, ne doivent plus souffrir de ce besoin qui semble être strictement stable. Mais hélas, sans oublier les gouvernants et les gouvernés tous dans un imbroglio de la réconciliation conduite par une justice équitable aux yeux dépourvus des hommes en robes.

A peine arrivés, les nouveaux maîtres du pays comme à l’image de tout nouveau pouvoir galvanisé par la rupture du passé ( glorieux ou mauvais) d’où en mettant à nu les gros péchés du Satan de la nation pour avoir l’adhésion de l’opinion populaire, ont créé une cour de justice appelée (CRIEF). Ce, afin de demander aux anciens maîtres du pays de s’expliquer davantage sur leurs gestions, mais sans oublier que les anciens et les nouveaux dirigeants sont issus d’une même famille. Cependant, le pays reste toujours tympanisé par le slogan « la boussole judiciaire » désormais une boussole orientée contre les enfants mal aimés du système. Pour certains à cause de leur poids politique jugé favori pour les prochaines élections menant son chemin vers Sekhoutoureya et pour d’autres le simple fait qu’ils aient eu l’opportunité de gérer certaines responsabilités du pays d’où tout le monde n’est pas coupable contrairement à bon nombre de guinéens.
L’on peut l’affirmer sans se gêner que la récente campagne de récupération des domaines publics et privés de l’Etat est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Une opération qui a foulé au sol toutes les procédures régies par la législation guinéenne d’où des violations des lois favorisent aussi l’absence d’un prémisse à l’orée d’un qui s’attribue le trophée de la réconciliation. Après tous ces événements enrichissants, peut-on parler d’une réconciliation nationale à cette allure de transition ?
Ibrahima Camara Ib cam, citoyen guinéen





