Les négociations ont repris ce mercredi, 05 mai 2021 entre grévistes (huissiers de Justice et avocats) et le ministre de la justice. Cette fois encore les deux parties se sont quittées sans accord. Mais une avancée majeure a été acquise. C’est la mise en place d’un comité d’experts dont le rôle sera d’étudier les revendications et propositions de sortie de crise, émises. Ce, dans un délai de deux semaines, rapporte un journaliste de Laguinee.info qui était sur place.
C’est la troisième fois de suite que les deux parties se rencontrent sans suite favorable. Mais avec la mise d’un comité d’experts pour analyser les revendications et propositions de sortie de crise émises, l’espoir d’un dénouement renaît. C’est ce qu’on peut tirer des propos de maître Sory Daouda camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, à sa sortie de la salle des négociations.
« Les choses avancent au pas de caméléon, c’est vrai. Mais l’avion essaie de décoller parce qu’il a été mis en place ce jour un comité d’expert composé des huissiers, des avocats, des magistrats et du département dé la justice, qui va réfléchir sur l’ensemble des points de revendication d’une part mais aussi sur les proposions de solution qui ont été formulées. D’ici là les deux(2) structures principalement concernées y compris la chambre nationales des huissiers de justice et le barreau de guinée, doivent retourner à leurs bases respectives pour des assemblées générales à l’occasion des quelles, il sera probablement décidé de la poursuite ou de la suspension du débrayage pour permettre au comité d’experts de travailler sur un délai de deux(2) semaines, et les résultats issus de ce comité d’expert seront transmis en plénière pour la validation. Enfin aucun point n’a été discuté seulement le comité d’expert qui a été mis en place », indique-t-il.
Pour le ministre de la justice qui a présidé la rencontre du jour, les lignes ont fondamentalement bougé. « Je viens de présider la troisième journée du cadre de concertation. Les lignes ont fondamentalement bougé et les ordres professionnels vont consulter leurs organes délibérants respectifs pour une reprise rapide des activités dans les cours et tribunaux. Nous nous sommes accordés sur une technique de comité d’experts, qui va faire des recommandations pertinentes qui seront discutées et validées par la plénière qui est présidée par le secrétaire général des deuxparties. Et donc, je me réjouis de la qualité des travaux parce que les débats nous ont permis de faire passer en revue plusieurs sujets liés à la problématique de l’exécution des décisions de justice. Je l’ai souvent dit que dans ce genre de crise, il n’y a ni perdant ni gagnant, mais le but recherché c’est de rendre plus performant le dispositif existant. Donc c’est la famille judiciaire qui gagne. Voilà c’est souvent l’avantage de parler en professionnel car nous ne sommes pas des structures syndicales. Nous exerçons un service régalien des pouvoirs publics de l’administration de la justice. Aors le ministère et les hommes professionnels sont indivisibles. Je suis moi-même issu de ces hommes professionnels et je n’ai jamais été ébranlé par cette crise parce que je connais des hommes professionnels. Ils n’ont que des points de revendication strictement d’ordre professionnel. Nous les examinons et nous attendons les recommandations qui vont être faites par le comité et je suis satisfait de l’ouverture de toutes les parties. Néanmoins il appartiendra souverainement aux organes délibérants de suspendre en attendant l’examen des conclusions de ce cadre ou conclure pure et simple de la levée du mot d’ordre. Mais ça ce sont des questions qui dépendent de la souveraineté des hommes professionnels. Ce que je voudrais garantir, c’est la convergence d’idées, qui va amener toutes les parties a prendre en comptes les intérêts des justiciables pour ne pas continuer à être administrés sans la forme habituelle sur toute l’étendue du territoire. Le plus important c’est l’unité d’actions de la famille judiciaire. C’est pourquoi je disais l’autre fois que ceux qui pensaient que le navire de la famille judiciaire allait chavirer, alors ils n’ont qu’à se trompé parce que ce genre de questions, les professionnels du droit ont toujours des schémas de sortie de crise fondés sur le respect de la légalité. C’est ce que nous venons de faire et c’est ce qui se pointe à l’horizon. Vous serez là le moment venu pour la validation des conclusions du comité », dit maître Mory Doumbouya, ministre de la justice.
Mamadou Aliou 2 Sow pour Laguinee.info





