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février 2019

Le retour du phénomène El Niño, même faible, peut-il avoir des conséquences sur le climat ?

in Actualités/International/Société

En novembre dernier, l’organisation météorologique mondiale (OMM) estimait à 75–80% les chances de voir revenir fin 2018-début 2019 le phénomène El Niño, cette anomalie chaude des eaux de surface de l’océan Pacifique oriental capable d’affecter le climat mondial.

Mais le « couplage océan/atmosphère requis pour renforcer un épisode El Niño ne s’est pas produit », selon le dernier rapport de l’organisme. Et finalement, « après s’être maintenues à des niveaux correspondant à une anomalie El Niño de faible intensité durant le dernier trimestre 2018 », les températures de surface de la mer « se sont établies à des niveaux équivalents ou légèrement inférieurs au seuil de manifestation du phénomène en janvier et février 2019″.

Mais ce couplage semble finalement s’être enclenché en février et un El Niño d’intensité modérée pourrait se manifester entre mars et mai 2019. Explications.

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Qu’est ce que El Niño ?

El Niño (petit garçon en espagnol) et son pendant La Niña (petite fille) sont des phénomènes océaniques à grande échelle du Pacifique équatorial. Le premier correspond à une anomalie chaude des eaux de surface et le second à une anomalie froide. Les premiers relevés datant de la moitié du 20e siècle, il est difficile d’avoir du recul sur ces phénomènes. Mais une chose est sûre ils « affectent le régime des vents, la température de la mer et les précipitations« , explique Météo France. 

Pour ce qui est de El Niño, il s’agit d’un courant se manifestant de manière irrégulière, tous les 2 à 7 ans, et pouvant durer entre six et 18 mois. De nombreuses années d’observation révèlent aussi une surprenante diversité d’El Niño : au niveau de son intensité, de sa longévité et surtout du déplacement des zones d’anomalie maximum de température, bien que le mécanisme reste le même.

Concrètement, lorsque El Niño ne se montre pas, les alizés soufflent d’est en ouest, entraînant les eaux chaudes de surface et provoquant une remontée des eaux profondes froides. « Sur la carte des températures de la mer apparaît, le long de l’équateur, une langue froide caractéristique ». À l’inverse, lors d’un épisode El Niño, les alizés faiblissent, voire se renversent et les eaux chaudes de surface refluent de l’ouest vers l’est, ce qui a une influence sur le climat mondial. 

Des conséquences sur le climat mondial

Le phénomène entraîne « un déficit pluviométrique en Australie orientale, Indonésie, Inde, Afrique australe, Caraïbes, nord-est du Brésil, tandis que la côte ouest de l’Amérique du Sud, le nord de l’Argentine, l’Uruguay, l’Afrique de l’Est équatoriale, les îles du centre du Pacifique tropical et le sud des États-Unis essuient des pluies diluviennes pouvant entraîner inondations et glissements de terrain. Pour ce qui est de l’Europe, en revanche, les avis sont partagés et les conclusions restent mitigées. Bien que certaines études indiquent un impact d’El Niño sur le nord de l’Europe, les Îles britanniques et la Méditerranée, en particulier pendant les mois de janvier et février qui suivent l’événement, ces effets sont relativement faibles, contrairement à ce qu’il se passe ailleurs dans le monde.

Par exemple, lors de la version 1997–1998 d’El Niño, des pluies diluviennes se sont abattues sur certains pays (sud-est des États-Unis, notamment) tandis que d’autres ont souffert d’une sécheresse catastrophique (comme l’Indonésie) et que des tempêtes avec des vents pouvant atteindre 400 km/h ont été enregistrées en Floride. Au total, selon un rapport de l’ONU, les intempéries ont fait plus de 20 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et entraîné le déplacement de millions d’autres. Les dégâts ont été chiffrés à plus de 35 milliards de dollars.

L’épisode de 2015–2016 compte lui aussi parmi les trois plus puissants jamais enregistrés. Il a entraîné « des sécheresses, des inondations et le blanchissement des coraux dans diverses régions du monde », selon Maxx Dilley, qui dirige le Bureau de la prévision du climat à l’OMM. Cette année-là, 25 cyclones ont aussi été comptabilisés dans le Pacifique, contre 13 en moyenne chaque année. Et 2015 et 2016 comptent au rang des quatre années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle du globe (avec 2017 et 2018).

Mars 2015, en plein épisode El Niño, le cyclone Pam dévastait le vanuatu.
Mars 2015, en plein épisode El Niño, le cyclone Pam dévastait le vanuatu.

Crédit photo : DAVE HUNT

Car comme l’explique le Secrétaire général de l’OMM Michel Jarraud, « El Niño « a un effet de réchauffement important sur la moyenne mondiale des températures ».

« Associé au réchauffement d’origine humaine dû aux gaz à effet de serre, il peut entraîner une augmentation spectaculaire des températures »

Peut-être un El Niño faible en 2019, mais…

Mais si El Niño revient en 2019, il ne devrait pas être aussi puissant. « Les températures de surface dans le centre-est du Pacifique tropical devraient atteindre des valeurs supérieures d’environ 0,6 à 0,9 degré à la normale entre mars et mai 2019 », selon le rapport de l’OMM. Ce qui correspond à un El Niño de faible intensité. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’il se manifeste. Les experts de l’OMM estiment les chances de le voir se développer entre 50% et 60%. 

Mais dans un contexte de changements climatiques à long terme, un épisode, même faible, pourrait pousser encore plus les températures à la hausse à l’échelle de la planète et faire de 2019 l’année la plus chaude jamais enregistrée. D’autant qu’il « n’y a pas nécessairement de corrélation directe entre l’intensité d’un phénomène El Niño et l’ampleur de ses incidences« , explique l’OMM. Certains scientifiques estiment d’ailleurs qu’avec le réchauffement global de la planète, dans les prochaines années, même les El Niño les plus faibles auront des effets importants.

« Nous aurons un climat plus sec et plus chaud. Si vous ajoutez par-dessus une anomalie elle aussi sèche et chaude, vous aurez des conséquences démultipliées, comme les feux forêts » Samantha Stevenson, University of California

Il se pourrait même que les El Niño d’intensité faible se fassent de plus en plus rares. Et bien que le lien entre El Niño et l’augmentation des gaz à effets de serre soit encore mal connu, les modèles climatiques suggèrent que les conditions moyennes du Pacifique vont évoluer vers un état plus chaud. Cela se traduira par une élévation de la température de la mer et une diminution des alizés, ce qui pourrait conduire à un El Niño quasi permanent ou à des épisodes plus extrêmes. 

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Tourisme: Laye Junior reçoit Richard Lohento de l’Agence Africaine du Tourisme pour la formation de guides touristiques

in Actualités/Société

Initiateur de la formation de guides touristiques par le biais du projet Booster les compétences, l’Ambassadeur du Tourisme guinéen, Laye Junior Condé a eu, ce mercredi, un premier tête-à-tête avec l’expert de renommée internationale, Richard LOHENTO, venu pour former les futurs guides touristiques guinéens.

Ce projet de formation de guides touristiques est financé par la Banque Mondiale à hauteur de 250 mille dollars américains, piloté par l’Ecole Supérieure du Tourisme, dont l’ONT est l’initiateur et sera l’heureux bénéficiaire afin d’augmenter sa capacité de compétence et de favoriser l’auto emploi des jeunes.

Laye Junior Condé, tout en souhaitant la bienvenue à l’expert béninois, a recommandé spécialement la formation des Agents du Bureau d’accueil de l’ONT à l’aéroport. D’où la nécessité de mieux former les guides d’accueil pour mieux les qualifier à rendre agréable, dès la porte d’entrée, le séjour des visiteurs de la Guinée ».

Lohento qui a été conduit à la Direction de l’ONT par Madame Touré, Directrice de l’Ecole supérieure du Tourisme, a été reçu par Laye Junior en présence d’Ousmane Bella Diallo et Kalidou Chérif Diallo, respectivement Directeur de l’Exploitation et Point focal de l’ONT dans le projet.

Après cette première prise de contacts avec les autorités guinéennes, la formation proprement dite débutera dans deux semaines à Conakry.

Issa

mediaguinee.org

Non-respect du protocole d’accord : le SLECG menace de reprendre la grève dans l’éducation

in Actualités/Société

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée menace de reprendre la grève générale illimitée, suspendue en janvier dernier. La démarche vise à protester contre la non-application de certains points du protocole d’accord qui avait permis la suspension de la grève, après trois mois de paralysie du système éducatif guinéen, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters. La lenteur dans l’application du protocole d’accord entre le SLCEG et le gouvernement provoque une levée de bouclier chez les enseignants. Ils menacent de déclencher une nouvelle grève générale et illimitée à la mi-mars si les partenaires ne jouent pas leur partition. Joint au téléphone dans la matinée de ce jeudi 28 février 2019, Mohamed Bangoura, responsable de la cellule de communication du SLECG, a confirmé cette information. « Nous sommes déçus de la façon dont les choses se passent. D’abord, il y a des manœuvres qui sont en cours dans certaines écoles de Conakry et de l’intérieur du pays. Des responsables d’écoles sont entrain de ventiler certains noms dans…

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Pas de pétrole pour Total |

in Actualités/Economie/International

C’est la Bérézina pour le géant pétrolier Total, autorisé par le préfet à forer au large des côtes guyanaises et qui espérait y trouver des hydrocarbures. Les forages exploratoires avaient débuté à la mi-décembre et devaient se terminer en juin 2019.

“On n’a qu’un seul puits d’exploration pour 4 mois de travaux” pour mesurer «  nombre de caractéristiques, à la fois de la roche et des hydrocarbures potentiels, et à la suite on refermera le puits et on décidera si l’on continue” avait expliqué Olivier Wattez, directeur général de Total Guyane, à Guyaweb en juillet dernier. La découverte attendue était de l’ordre de “plusieurs milliers de barils de pétrole” et le coût de financement du projet d’exploration était estimé à « 80 millions de dollars ».

Coup d’arrêt pour Total

Depuis ce 27 février, la messe est dite pour Total qui a annoncé au micro de Guyane La 1ère l’absence de pétrole au large de la Guyane avec comme conséquence l’arrêt du permis Guyane Maritime. « Nous avons terminé nos opérations en début de semaine et les résultats sont négatifs. Nous n’avons pas trouvé d’hydrocarbures » a déploré Olivier Wattez sur les ondes de Guyane La 1ère.

Signataire d’un accord-cadre de 10 millions d’euros avec le groupe Total, la CTG « prend acte de l’absence d’hydrocarbures dans le dernier puits exploré par Total dans le cadre du permis Guyane Maritime » et « regrette surtout que la loi Hulot ne permette pas à Total de poursuivre son travail exploratoire, qui aurait nécessairement fini par payer eu égard au potentiel pétrolier manifeste de la zone ; un texte qui, in fine, aura donc surtout eu comme conséquence de priver la Guyane de ressources qui lui auraient certainement permis, à moyen terme, d’accélérer considérablement son développement économique. »

« Tourner la page des énergies du passé »

Du coté des opposants au projet de Total, c’est « un soulagement » et « il aurait fallu que ce soit le bon sens qui mette un frein à ce projet et pas uniquement l’absence de pétrole » a réagi Marine Calmet, juriste à Nature Rights. « C’est tant mieux pour l’économie guyanaise qui doit se tourner vers des projets soutenables pour la planète et qui ne mettent pas en danger le climat (…) Il est temps de tourner la page des énergies du passé » a-t-elle déclaré à Guyaweb.

Pour rappel, la demande en référé-suspension déposée par sept associations (1)  le 17 décembre dernier afin d’obtenir la suspension des forages pétroliers de Total en Guyane avait été rejetée le 1er février par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ailleurs un recours au fond, déposé le 12 décembre, porté par les Amis de la Terre France et Greenpeace France, demandant l’annulation du permis d’exploration, est en attente de jugement.

(1) Les Amis de la Terre, Greenpeace France, Guyane Nature Environnement, Nature Rights, Sea Shepherd France, Surfrider Europe et ZEA –

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Hajin / Syrie : Pourquoi les États occidentaux coalisés entretiennent-ils une armée sans oser l’engager sur le terrain ?

in Actualités/Politique

Par Bachar al-Jaafari

« Pourquoi entretenir une armée que l’on n’ose pas engager ? » Telle est l’une des questions posées par le Colonel François-Régis Légrier dans son article « remarquable » [1], intitulé « La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? » [2], publié par la Revue Défense Nationale de Février 2019 dans la rubrique « opinion », mais aussitôt retiré au motif qu’il critiquait la stratégie de la coalition internationale dans la guerre contre l’organisation État islamique en Irak et en Syrie [3].

À la faveur de la réunion quasi-mensuelle du Conseil de sécurité sur la situation humanitaire en Syrie ce 26 février, le délégué permanent de la Syrie aux Nations Unies a répondu à la question du Colonel français [NdT].

*

Monsieur le Président,

Il y cinq ans et plus exactement le 22 février 2014, le Conseil de sécurité adoptait la résolution 2139 concernant la situation humanitaire en mon pays. Permettez que je vous rappelle ce que j’avais dit à cette même tribune : « Soutenir humainement les Syriens ne peut être réalisé, justement et efficacement, qu’à la condition de joindre les actes aux paroles pour empêcher la politisation des questions humanitaires, et stopper le terrorisme dû à différentes organisations dont celles en relation avec le réseau d’Al-Qaïda. Ce terrorisme est la cause essentielle des souffrances du peuple syrien. »

Parole toujours valable aujourd’hui, car comment se fait-il que des États, dont certains sont des membres permanents du Conseil de sécurité, prétendent s’inquiéter de la situation humanitaire en Syrie et, en même temps, soutiennent le terrorisme, déploient illégalement leurs forces militaires sur son territoire et commettent des agressions successives entraînant mort et blessures de milliers de civils syriens, dont une majorité de femmes et d’enfants, et destruction des infrastructures ?

Colonel François-Régis Legrier

Autant de faits reconnus par le Colonel français François-Régis Légrier, responsable du groupe de l’artillerie française au sein de la Coalition illégitime agressant mon pays, dans un article de la « Revue Défense Nationale » il y a quelques jours.

Je citerai quelques passages du Colonel qui précise que la volonté de la Coalition de limiter ses pertes a mené à l’augmentation considérable du nombre de victimes civiles et à la destruction massive des infrastructures, alors qu’elle aurait pu régler le sort des combattants ciblés plus rapidement et plus efficacement par le simple envoi de 1000 soldats sur le terrain, avant de se demander « Combien de villes syriennes devront subir le sort d’Hajin pour comprendre que nous faisons fausse route ? et aussi : « Pourquoi disposer d’une armée et ne pas oser l’engager sur le terrain ? ».

« Certes, la bataille d’Hajin a été gagnée mais de façon très poussive, à un coût exorbitant et au prix de nombreuses destructions. Certes, les Occidentaux, en refusant d’engager des troupes au sol, ont limité les risques et notamment celui d’avoir à s’expliquer devant l’opinion. Mais ce refus interroge : pourquoi entretenir une armée que l’on n’ose pas engager ? […] Extrêmement à l’aise pour remplir les grands états-majors multinationaux d’une ribambelle d’officiers, les nations occidentales n’ont pas eu la volonté politique d’envoyer 1000 combattants aguerris régler en quelques semaines le sort de la poche d’Hajin et épargner à la population plusieurs mois de guerre […] … la seule réaction a été d’intensifier les frappes aériennes et donc d’augmenter encore le nombre de destructions. Hajin a subi le même sort que Mossoul et Raqqa : une destruction quasi complète […] … nous avons prolongé inutilement le conflit et donc contribué à augmenter le nombre de victimes au sein de la population. Nous avons détruit massivement les infrastructures et donné à la population une détestable image de ce que peut être une libération à l’occidentale […] Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? » [Article censuré  du Colonel Légrier : extraits correspondant aux passages retenus par le Dr Bachar al-Jaafari ; NdT].

Pour répondre à la question je rappellerai la prédiction prononcée dans cette même enceinte par l’ex-président des États-Unis, Barak Obama : « La Coalition internationale aura besoin de trente années pour réussir à éliminer le terrorisme en Syrie ».

Une prédiction en parfaite concordance avec les observations du Colonel Légrier, lesquelles confirment ce que nous n’avons cessé de dire quant aux objectifs de la Coalition internationale illégitime en Syrie : elle n’a jamais cherché à lutter contre le terrorisme, mais à l’exploiter afin d’affaiblir le potentiel de l’État syrien, prolonger la guerre et noyer les États et le peuple de notre région dans le chaos des conflits illusoires.

Dr Bachar al-Jaafari

Traduction : Mouna Alno-Nakhal

Source : [The Syrian Mission to the United Nations]

————————–

Notes :

[1][La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? Un article remarquable du colonel Légrier.]

[2][La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? Le texte…]

[3][«La bataille d’Hajin : victoire tactique, défaite stratégique ? », le texte qui embarrasse l’armée française]

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Les corps de soldats guinéens tués au Mali rapatriés

in Actualités/Société

Les dépouilles de trois militaires guinéens de la MINUSMA tués vendredi dernier au Mali, seront rapatriées à Conakry ce mercredi 27 février 2019. L’adjudant -chef Ismaël Bangoura, le sergent-chef Michel Théa et le sergent-chef Yves Haba avaient trouvé la mort dans la nuit du vendredi 22 février dans une attaque de leur voiture, sur la route de Siby à 44 km au Sud-Ouest de Bamako. Keep Reading

La Banque Centrale a mis en circulation une nouvelle « série 2018 » du billet de 20 000 Francs Guinéens

in Actualités/Economie

REPUBLIQUE DE GUINEE

BANQUE CENTRALE

COMMUNIQUE DE PRESSE PORTANT MISE EN CIRCULATION D’UNE NOUVELLE SÉRIE DE BILLETS DE 20 000 FRANCS GUINÉENS.

La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a l’agréable plaisir de porter à la connaissance du public qu’elle a mis en circulation le lundi 21 janvier 2019, la « série 2018 » du billet de 20 000 francs guinéens.

Ce nouveau billet de vingt mille (20 000) francs guinéens intègre les nouvelles innovations de l’industrie fiduciaire en ce qui concerne la qualité du papier et les nouveaux éléments de sécurité.

Aspect et thématique

Ce nouveau billet conserve le même design, les mêmes motifs et la même texture que le billet de la dernière série. Il met en avant la modernité et l’ouverture de la Guinée vers le monde qui sont symbolisées par deux (02) pigeons prenant leur envol.

Au recto, le nouveau billet met en valeur la femme guinéenne et consacre ainsi la place centrale qu’elle occupe dans la vie économique et sociale de notre pays.

Au verso, le barrage hydroélectrique de Kaleta, pour marquer le désir de notre pays d’assurer son autosuffisance énergique afin d’amorcer son émergence économique.

Ce billet de GNF 20 000 amélioré, comme le précédent, est moderne et sécurité. Il est recouvert d’un vernis protecteur au recto et au verso, le rendant plus résistant et plus durable.

Sécurité

Ce billet de GNF 20 000 comporte des signes de sécurité améliorés, modernes, visibles et non visibles qui le protègent de la contrefaçon, notamment :

Au recto :

Le STEP Twin a été remplacé par deux colombes estampillées avec une encre à effet optique produisant un mouvement dynamique et un changement de couleur d’or à vert selon l’angle d’inclinaison du billet.

Au verso :

Le fil de sécurité a été remplacé par un fil plus moderne et plus large, produisant un mouvement dynamique et un changement de couleur accentué d’or à vert selon l’angle d’inclinaison du billet.

Informations complémentaires :

Les anciens billets de GNF 20 000 conservent leur cours légal et leur pouvoir libératoire. Ils continueront à circuler concomitamment avec les billets de la nouvelle série jusqu’à leur retrait total de la circulation.

Conakry, le 5 février 2019

La Banque Centrale

 

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N’ZEREKORE : le procureur Yaya Kairaba en tournée de prise de contact

in Actualités/Société

Nommé récemment comme procureur général de la république près la cour d’appel de Kankan, Yaya Kairaba Kaba était ce mardi à la rencontre des acteurs de la chaîne pénale de la région administrative de N’zérékoré. Une de prise de contact avec au menu la qualification de la justice et le rapprochement de la justice aux justiciables.

C’est la salle d’audience du tribunal de 1ère instance de N’zérékoré qui a servi de cadre à la rencontre. Au total, une soixantaine d’Officiers de police judiciaire (OPJ), de juges de paix et autres acteurs de la chaîne pénale des 6 préfectures de la région y ont pris part.

 « Le souci majeur du gouvernement, particulièrement celui du département de la justice, c’est le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Les préoccupations actuelles de la cour d’appel de Kankan, c’est comment faire en sorte que la réforme envisagée par la hiérarchie soit menée à bon port », a souligné Sidiki Kanté, procureur du TPI N’zérékoré, dans son discours de bienvenue.

Pour sa part, le procureur général de la république près la cour d’appel de Kankan, Yaya Kairaba a révélé que sa visite dans la région administrative de N’zérékoré s’inscrit tout d’abord dans le cadre de la prise de contact avec tous les acteurs de la chaîne pénale. Ensuite, il a expliqué la réforme judiciaire intervenue dans le pays, en application de la loi N° 019 AN 2015 du 5 juin 2015. « L’objectif fondamental de ma tournée dans le sud du pays est la qualification de la justice et le rapprochement de celle-ci aux justiciables », a-t-il dit.

Pour s’enquérir des réalités dans les maisons de détention, le procureur Yaya Kahiraba Kaba promet de passer dans les prisons afin de voir les conditions de détention des personnes.

Au sortir de la rencontre, le commissaire divisionnaire de police et Directeur régional de la police de N’zérékoré, Sékou Koivogui estime qu’au-delà d’une prise de contact, il s’est agi d’une formation. « Ça nous a permis de connaître l’importance et l’avantage de la loi N° 019/ AN /2015 du 5 juin 2015 portant sur la réforme de la justice », a-t-il affirmé.

N’zérékoré, Niouma Lazare Kamano pour ledjely.com

Contact : +224 622783505  

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Labé: une femme écope de 16 ans de prison pour le meurtre de son nouveau-né

in Actualités/Société

Les audiences criminelles se poursuivent au tribunal de première instance de Labé. Ce lundi 25 février, le tribunal a statué sur un dossier d’infanticide. Une mère célibataire âgée de 20 ans,  accusé du meurtre de son nouveau-né. Les faits remontent au 12 janvier 2019, lorsque l’accusée Maimouna Sow a jeté son bébé de deux mois, dans une fausse septique dans le quartier Ponthioun, commune urbaine de Labé.

Selon le président du tribunal, la mère après avoir accouché le 6 janvier 2019, a étranglé le bébé et enveloppé le corps dans un plastique, qu’elle a caché sous son lit, avant de le jeter le lendemain dans une fausse septique chez les voisins .

Des accusations rejetées en bloc par l’accusée, qui jure n’avoir rien fait au bébé, qui selon elle, est mort né. Elle précise avoir accouché toute seule et que le bébé saignait du nez.

Toutefois, l’accusé reconnait avoir emballé le corps dans un plastique avant de le jeter dans une fausse.

« Ce que j’ai fait n’est pas normal…Mes parents n’étaient pas informés de cette troisième grosse que je portais. J’avais donc peur puisque j’ai déjà eu deux autres enfants hors mariage. C’était un mort-né, donc, ce n’est pas moi qui suis l’auteure de sa mort. Pourquoi d’ailleurs le faire ? J’ai déjà eu deux autres enfants qui sont vivants« , dit-elle.

Sur l’action publique, le tribunal a déclaré Maimouna Sow coupable de crime de meurtre sur un nouveau-né, et l’a condamné à 16 ans de réclusion criminelle, avec une période de sureté à 10 ans, conformément aux articles 114, 116, 206 et 209 du code pénale et 548 de la procédure pénale.

Saliou Diakité

KAPORO RAILS : Me Paul Yomba s’attaque violemment à l’Etat

in Actualités/Société

Me Paul Yomba , avocat des déguerpis de Kaporo-Rails, n’a point maché ses mots au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue ce mardi, 26 février 2019, à la Maison de la Presse, en s’attaquant violemment à l’Etat guinéen, qui selon lui, n’agit pas conformément au droit dans cette opération de déguerpissement de Kaporo Rails.

L’avocat connu pour sa vérité et sa témérité, Me Yomba a déclaré : « Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, est un acte de rébellion de la part de l’Etat lui-même. C’est aussi une atteinte aux droits de propriété et une violation grave des différentes chartes auxquelles notre pays a adhéré et a souscrit. 

C’est pour cela que le conférencier affirme qu’il pèsera tout de son  poids pour  redonner la joie au visage de ces déguerpis, en les défendant avec toutes ses énergies.

La zone de Kaporo Rails déguerpie en 1998, sousle régime de feu Général Lansana Conté, par le ministre de l’urbanisme Alpha Ousmane Diallo, avait été progressivement occupée par les populations, en complicité avec certains fonctionnaires véreux et le laxisme de l’Etat.

Cet espace dédié officiellement à l’administration centrale, aux chancelleries et autres activités commerciales et résidentielles, est appelée à devenir le futur centre de la capitale guinéenne.

 

Léon KOLIE pour JMI

JMI Copyright © JustinMorel.Info 

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