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décembre 2018

LES 10 PAYS À VISITER EN 2019 SELON LE BEST OF DE LONELY PLANET

in Actualités/International/Société
Top 10 Le Belize – Les images ne trompent pas. Bordé par la mer des Caraïbes, à l’est, et la jungle, à l’ouest, le Belize est un paradis sur terre aux paysages spectaculaires comme en témoigne le fameux Blue Hole (photo). Exploré pour la première fois par le Commandant Cousteau, il figure parmi les plus beaux sites de plongée au monde. Méconnu des voyageurs français, ce petit pays d’Amérique central, seule contrée anglophone de la zone, a tout pour plaire : des eaux cristallines poissonneuses, la deuxième plus grande barrière de corail au monde après celle de l’Australie, dix-sept parcs nationaux dotés d’une faune sauvage (jaguars, tapirs…) ainsi que de mystérieuses cités Mayas. [Matteo Colombo / Getty Images]
Top 9 Sao Tomé et Principe – Autre destination peu connue, l’archipel de Sao Tomé et Principe est the place to be pour les voyageurs qui fuient le tourisme de masse. Situé au large du Gabon et de la Guinée Équatoriale, ces deux îles volcaniques offrent une nature préservée et variée. Les plages de sable y côtoient la forêt primaire équatorienne, les mangroves et la jungle offrant une large biodiversité. Idéal pour un séjour écotouristique à taille humaine. [Justin Foulkes/ Lonely Planet]Sao et Principe
Top 8 La Bielorussie – Elle figure parmi les pays les moins touristiques d’Europe. Si ce petit pays fait plus souvent parler de lui pour son régime autoritaire, celui d’Alexandre Loukachenko, la Biélorussie n’en reste pas moins une destination verte par excellence. Les bois recouvrent un tiers du pays et on y trouve les dernières forêts primaires d’Europe. Sa capitale Minsk a été entièrement reconstruite après la guerre en impose avec son architecture soviétique. [Bruev / Getty Images ]
Top 7 – Avec ses 17 000 îles, l’Indonésie réserve des paysages de carte postales variés mêlant plage, forêt tropicale, mangrove, rizière ou encore barrière de corail. De Java à Bali, en passant par Bornéo et Sumatra pour les plus connues, le plus grand archipel au monde a plus d’une corde à son arc : un multiculturalisme passionnant, une faune et une flore préservée, des sites de plongée réputés. A noter : plusieurs séismes ont frappé la région : Lombok, cet été et le centre de Sulawesi, fin septembre. Il est nécessaire de s’informer avant son départ. [Danaan / Shutterstock ] Indonésie
Top 6 La Jordanie – Petra, cité millénaire taillée dans la roche et classée au patrimoine mondial de l’Unesco vaut à elle seule un voyage en Jordanie. La mer rouge, la mer morte, mais aussi le site antique de Jerash, la forteresse de Qusair Amra ou encore le désert de Wadi rum, seront autant d’étapes époustouflantes. Si la fréquentation touristique du pays a été impactée par les conflits qui sévissent chez ses voisins dont la Syrie, et l’Irak, l’activité repart à la hausse. [Truba7113 / Shutterstock]Jordanie
Top 5 Le Kirgizistan – Peu fréquenté par les touristes, le Kirghizistan situé sur la route de la soie en Asie centrale, réserve un paysage montagneux épargné par le tourisme de masse. On y trouve le deuxième plus grand lac de montagne au monde, derrière le lac Titicaca (Amérique du sud) – baptisé le lac Issyk Koul. C’est une destination idéale pour se lancer dans un trek à pied ou à cheval et partir à la rencontre d’un peuple semi nomade. [Anton Agarkov / 500px]
Top 4 Le Panama – Si son voisin le Costa Rica est la destination écotouristique de ces dernières années, le Panama moins fréquenté, réserve lui aussi une nature préservée. Outre son incontournable Canal, qui s’étend sur 80 kilomètres et a célébré en 2014 son centenaire, ce pays d’Amérique centrale offre des sites de plongée réputés et protégés. Parmi eux : les îles de Bocas del toro sur la côté caribéenne, l’archipel de las Perlas, sur la côte Pacifique ou encore le Parc National de Coiba réputé pour sa grande barrière de corail et fréquenté par les baleines, raies, requins et même des orques. [Vilainecrevette / Shutterstock]Panama
Top 3 Le Zimbabwe – Plus grand rideau d’eau au monde, classé au patrimoine de l’UNESCO pour sa valeur universelle, les chutes Victoria constituent l’une de étapes incontournables d’un voyage au Zimbabwe. Sa brume s’aperçoit d’ailleurs à plus de 20 km à la ronde. Plus confidentiel que ses voisins l’Afrique du sud et le Botswana, le Zimbabwe figure également parmi les destinations à proposer de beaux safaris. [e2dan / Shutterstock ]
Top 2 l’Allemagne De sa mythique forêt noire, à sa dynamique capitale en passant par Hambourg, la Bavière, ses îles de la mer du nord, celles de la Baltique et les dizaines de parcs nationaux que compte le pays, l’Allemagne est un terrain de jeu XXL pour les amoureux, de nature, culture et grands espaces. [CHRISTOF STACHE / AFP]
Top 1 Le Sri Lanka Avec ses 1600 kilomètres de côtes et ses paysages contrastés où se mêlent plages, plantations de thé et réserves naturelles peuplées d’éléphants, la larme de l’Inde égrène ses atouts charme. Parmi les sites incontournables du pays, on peut citer la montagne du Lion, bien que très touristique, la Forteresse de Sigiria dominant toute la jungle, le site antique d’Anuradhapura, la réserve d’Uda Walawe ou encore le marché de Colombo. De plus en plus plébiscité, le Sri Lanka a vu son nombre de touristes grimper en flèche depuis la fin de la guerre civile en 2009. [Ishara S.KODIKARA

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Baisse du prix du carburant : L’opposition exprime ses regrets

in Actualités/Politique/Société

L’annonce par le gouvernement d’une réduction prochaine de 500 FG du prix du carburant à la pompe, irrite les acteurs politiques et sociaux.

Réunis en plénière au QG de l’UFDG, les opposants du régime qualifient d’insignifiant la réduction annoncée du gouvernement dirigé par Kassory Fofana.

« Nous constatons avec regret, encore une fois, que le gouvernement, a fait une baisse qu’on appelle l’aumône au peuple. Nous considérons que la baisse du carburant est minime et insignifiante, eu égard à la baisse du coût mondial sur les matières premières et sur le carburant», déplore porte parole de l’opposition républicaine.

Tout en demande au gouvernement de revoir sa copie, l’opposition exige une véritable baisse conformément au cours mondial du baril.

« Nous demandons au gouvernement de revoir sa copie et proposer une véritable baisse au peuple de Guinée, qui sera équivalent à ce que nous constatons », a ajouté Ahmed Kourouma dans son compte rendu.

De leur côté, les forces sociales, qui projettent des manifestations les semaines à venir, appellent à un sursaut national pour faire fléchir le gouvernement, allant jusqu’à qualifier cette baisse de 500 FG d’insulte à l’intelligence du peuple.

C’est un nouveau bras de fer entre le gouvernement et les forces politiques et sociales du pays.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

Législatives 2019: Fodé Mohamed Soumah appelle au respect du calendrier électoral

in Actualités/Société

Alors que l’installation des exécutifs communaux n’est pas terminée, 10 mois après le scrutin communal du 04 février, les acteurs politiques craignent un glissement de calendrier et lancent l’alerte.

Dans un message de vœux adressé aux guinéens, le Président de la Génération Citoyenne (GeCi) appelle les guinéens à la mobilisation pour le respect du calendrier électoral.

Annoncées au cours du premier trimestre de l’année 2019, les élections législatives devront permettre de renouveler les députés de l’Assemblée nationale dont le mandat expire fin mars.

Pour le leader de GeCi, qui regrette le retard enregistré pour les préparatifs de ce scrutin, « Il y a la question du mandat échu des députés, avec l’impossibilité d’installer la nouvelle Assemblée Nationale dans 3 mois. » Ajoutant que « L’argument des caisses vides ne tient pas, face à la place de 3ème producteur mondiale de bauxite, et les sommes colossales dépensées durant les tournées présidentielles du PM, celles électorales du PRG, et tout ce qui a été engagé pour acheter les consciences ici et là. »

Devant le risque de prolongement du calendrier électoral, Fodé Mohamed Soumah estime que « C’est le lieu de se mobiliser pour organiser les Législatives durant le 1ersemestre 2019, vaille que vaille. »

« Il y a le glissement programmé du calendrier électoral, qui devrait être contré par tous ceux qui se battent pour la liberté, la justice et la consolidation des acquis démocratiques», estime le Président de GeCi, qui appelle à la mobilisation générale pour faire fléchir le pouvoir en place.

En attendant les conclusions sur l’audit du fichier électoral et la mise en place de la nouvelle CENI, le respect du calendrier électoral pour le scrutin législatif suscite des vives inquiétudes.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

Au siège de son parti, Cellou Dalein magnifie le talent de Tierno Monenembo

in Actualités/Politique

Présent à côté de Cellou Dalein Diallo, au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi 29 décembre, Tierno Monenembo, a été acclamé par les militants de l’UFDG.

Une occasion pour leader de l’opposition de présenter cet écrivain franco-guinéen, en séjour au pays. Tout en saluant son courage, Cellou Dalein Diallo a magnifié le talent de l’écrivain, mais regrette du fait que cela ne soit pas reconnu en Guinée.

« C’est un écrivain de talent reconnu au plan international mais pas suffisamment dans notre pays. On ne sait pas pourquoi ? Certainement parce qu’il est ami à Cellou Dalein », lâche le leader de l’UFDG. Ajoutant qu’ « en tant que citoyens guinéens, on doit être fiers d’un tel talent ».

« Je suis revenu en Guinée pour écrire sur ce pays avant de mourir. Le vieillard retourne vers son berceau quand il sent venir ses derniers jours. La Guinée actuelle est très intéressante pour un écrivain : rien de mieux que la décadence pour nourrir la littérature ! Après tant de décompositions sociales, de tragédies politiques et de mémoire tronquée, c’est le moment ou jamais de parler. Non pas avec des slogans, mais avec des romans, de la poésie, du théâtre. C’est ce qui exprime le mieux les peuples. Le discours politique impressionne mais c’est une denrée périssable. Pour moi, le fait de vivre dans une société décadente est un avantage. », expliquait il y a une année l’écrivain franco-guinéen, au cours d’une interview accordée à nos confrères  de ‘’Le Point d’Afrique’’.

Qui est Tierno Monenembo ?

Ce Franco-Guinéen, qui a passé sa vie à naviguer entre les deux continents, européen et africain. « Selon les saisons », dit-il, amusé. Né en 1947 dans le Fouta-Djalon, il s’exile en 1969 au Sénégal, puis en Côte d’Ivoire. Après un doctorat de biochimie en France, il enseigne en Algérie, au Maroc, et à Caen, en Normandie, où il réside longuement. Autant d’expériences qui nourrissent son œuvre. Voilà près de quarante ans qu’il écrit, publie, lui qui a lu, enfant, le français, avant même de commencer à le parler. « Sony Labou Tansi disait : Nous ne sommes pas des francophones, nous sommes des francographes », se plaît-il à rappeler. Français et Guinéen, libre et engagé, Tierno Monenembo est aussi un écrivain qui dénonce, avec ironie, férocité, et courage.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

Insécurité à Kankan : Deux présumés voleurs tombent dans les filets de la police militaire !

in Actualités/Société

L’insécurité continue de faire grand bruit à Kankan. Ce samedi 29 décembre 2018, deux présumés voleurs ont été arrêtés dans le quartier Kankan-Koura et mis à la disposition des autorités de la police militaire de Kankan. Dans leur témoignage, ils ont  reconnu avoir cambriolé, une cabine téléphonique dudit quartier et emporté plus de dix téléphones portables ainsi que quelques outils d’appareillages électroniques.

Babey Traoré et Mamady Dioubaté, sont les deux présumés voleurs présentés au public ce samedi par le commandant de garnison de la troisième région militaire du camp Soundjata Keita de Kankan. Interrogés, ils n’ont pas nié les faits qui les sont attribués.

« Il est venu me trouver en me disant qu’il a repéré un télé centre au secteur 6 et m’a demandé de l’aider à trouver une Hache. C’est ainsi qu’on s’est rendu au point ciblé. On a défoncé le cadenas de la porte pour nous introduire et prendre les téléphones, des oreillettes Bluetooth et un chargeur baladeur. Comme il faisait nuit, on a décidé de les garder. Le matin on a tout liquidé au prix de 60.0000 fg qu’on a équitablement partagé ».Ont-ils témoigné.

C’est au bout d’une enquête qui aura duré près d’un mois, que la victime Aboubacar Sidiki Touré est parvenu à mettre main sur ses deux présumés malfrats. Il explique.

« Ce sont des voleurs. Ils ont cambriolé mon télé centre. Ça va faire bientôt un mois que j’étais à leur recherche. J’ai demandé à mes collaborateurs de garder le silence et de mener des enquêtes. C’est en questionnant plusieurs personnes dans le quartier  au fur et à mesure qu’on se rapprochait d’eux. Je ne saurais dire exactement le nombre d’appareils que j’ai perdu, mais en tout cas  j’estime avoir perdu au moins sept téléphones branchés et quatre autre que je devaient vendre ». A-t-il relaté.

Pour sa part, l’officier de garnison, commandant Sidibé s’est montré très satisfait de la démarche légale adopter par la victime vis-à-vis de ces présumés cambrioleurs après leur arrestation.

« Je suis très satisfait du comportement de la victime qui nous a envoyé ces deux présumés voleurs. Rien qu’en les voyants, on sent que ce ne sont des enfants de quinze à 16 ans  au plus. Après leur enquête, ils les ont arrêtés. Sans aucune forme de violence, ils les ont conduits vers nous, parce qu’ils ont confiance en nous ». S’est-il félicité.

Enfin, en attendant de connaitre le sort que leur réserve les autorités judiciaires, il faut rappeler que ces deux présumés malfrats, n’ont pas encore atteint l’âge de la majorité.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

Un autre retard dans les élections au Congo jette un doute sur le transfert du pouvoir

in Actualités/International/Politique
Les élections présidentielles du Congo ont pris un tournant décisif mercredi lorsque la commission électorale du pays a annoncé qu’elle retarderait le vote dans trois fiefs de l’opposition en raison de « la persistance de la maladie à virus Ebola » et de « la menace du terrorisme » .  »

Dimanche, il s’agirait du premier transfert de pouvoir démocratique du pays, mais la décision de la commission a donné des résultats contestés, mais les résultats sont contestés.

Les électeurs de Beni, Butembo et Yumbi ne pourront pas voter avant le mois de mars, deux mois après. les résultats de l’élection présidentielle devraient être annoncés le 15 janvier.

Toujours après plus de deux ans de retard – le dernier annoncé trois jours seulement avant le vote initialement prévu pour le 23 décembre – une élection, aussi imparfaite soit-elle, pourrait offrir une Une lueur d’espoir pour le géant des ressources riches en Afrique subsaharienne

Le conflit et les troubles régnaient sur le Congo bien avant son indépendance de la Belgique en 1960. Et tandis que la bataille contre la deuxième épidémie la plus meurtrière au monde, Ebola, se poursuit, l’endiguement est freiné violence.

Depuis près de 18 ans, l’autre constante du Congo est le Président Joseph Kabila, arrivé au pouvoir dans une crise en 2001, à l’âge de 29 ans, à la suite de l’assassinat de son père.

Alors que Kabila pacifiait l’ouest du pays, en particulier autour de la capitale, Kinshasa, son héritage pour la grande majorité des Congolais serait caractérisé par la corruption et le conflit, des millions de personnes étant déplacées par la poursuite des combats et vivant pour la plupart dans une extrême pauvreté. Six Congolais sur sept vivent avec moins de 1,25 dollar des États-Unis par jour

Parallèlement, Kabila et ses amis profitent des vastes ressources naturelles du Congo, notamment l’exploitation minière très lucrative du coltan, du cobalt et d’autres minéraux rares alimentant des appareils électroniques. dans le monde
L’ONG Global Witness estime à 750 millions de dollars les revenus miniers tirés de l’exploitation minière par l’État, perdus en seulement trois ans. Le groupe de recherche sur le Congo de l’Université de New York a documenté le vaste empire commercial de la famille Kabila, composé de plus de 80 sociétés, des mines aux exploitations agricoles, en passant par les banques, les télécommunications et les compagnies aériennes, générant des centaines de millions de dollars américains. Sans surprise, 74% des Congolais interrogés par le groupe de recherche ont déclaré avoir une vision négative de Kabila.
Mais le potentiel d’un changement politique si nécessaire demeure incertain. Deux ans après l’expiration de son mandat, Kabila s’est accroché au pouvoir en réprimant violemment les manifestations et en réprimant l’opposition. C’était donc une surprise lorsque l’homme fort a annoncé en août qu’il se retirerait et que des élections auraient finalement lieu.
 Les manifestants défilent devant un peloton de police près de la commission électorale à Beni le 27 décembre.  Les manifestants défilent devant une section de police près de la commission électorale de Beni le 27 décembre.
Quelques semaines avant le vote, Kabila a toutefois laissé entendre que son absence du pouvoir pourrait être de courte durée. . « En matière de politique, dans la vie en fait, vous ne devriez rien exclure, car tout est possible », a déclaré Kabila à un groupe de journalistes en décembre.
Ces commentaires ont amené beaucoup de personnes à se demander s’il adoptait une stratégie antérieure. La stratégie du Russe Vladimir Poutine, qui en 2008 a raté un mandat de président, est revenue quatre ans plus tard. Kabila pourrait bien revenir au poste de dirigeant de la RDC en 2023.

Lors de la campagne électorale, le candidat du parti au pouvoir, l’ancien ministre de l’Intérieur de Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a clairement fait savoir qu’il était fidèle à son ancien patron et chef du parti. Dites aux partisans lors d’un rassemblement de campagne initial: « C’est la province qui a donné naissance au chef Kabila, et c’est lui, le chef Kabila qui m’a choisi comme candidat. »

Le camp de l’Oscar a de bonnes raisons de s’attendre à la victoire. L’opposition fracturée comprend une vingtaine de candidats. Marin Fayulu, ancien directeur d’ExxonMobil, et Felix Tshisekedi, président du plus grand parti d’opposition, ont une chance sérieuse.

 Des policiers congolais gardent des machines à voter dans une école où le matériel de vote est stocké dans le quartier de Victoire à Kinshasa. 19659020] Des policiers congolais gardent des machines à voter dans une école où le matériel de vote est stocké dans le quartier Victoire de Kinshasa.

Ce sont les noms manquants, Moise Katumbi, ancien gouverneur de la province du Katanga, est particulièrement révélateur. Katumbi vit en exil, empêchée d’entrer au Congo et exclue des élections.

Les observateurs extérieurs aux élections ont également été interdits, y compris l’Union européenne et le Centre Carter. La commission électorale s’est fermement opposée à ce qu’elle considère comme une ingérence extérieure. Il a également rejeté les offres d’assistance de la mission des Nations Unies (MONUSCO), y compris le transport aérien, indispensable pour la tenue d’élections dans un pays aussi vaste, dépourvu pour la plupart d’infrastructures de base.

Cet article a été repéré sur cnn.com

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Code civil Guinéen: Des zones d’ombres? « Un couteau à double tranchant et sans manche »(Présentation du Ministre Sacko)

in Actualités/Société

DEUXIÈME SESSION ORDINAIRE 2018 DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

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PLÉNIÈRE DU 29 DÉCEMBRE,

CONSACRÉE A L’ADOPTION DU PROJET DE CODE CIVIL

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DISCOURS DU MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA JUSTICE,

GARDE DES SCEAUX

 

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;

Honorables députés ;

Monsieur le Ministre Conseiller spécial du Président de la République chargé des relations avec les institutions républicaines et de la réforme de la Justice ;

Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement ;

Mesdames et messieurs les fonctionnaires de l’Administration parlementaire ;

Mesdames et messieurs,

Je suis particulièrement ravi de prendre à présent la parole, devant cette auguste Assemblée, pour dire un mot sur le projet de loi portant révision du Code civil, soumis à l’examen des honorables députés.

Ma satisfaction est d’autant plus grande qu’elle s’inscrit à deux niveaux :

– D’abord, parce qu’il s’agira, à l’issue des travaux de cette plénière, de doter notre pays d’un instrument moderne et de haute importance en ce qu’il va désormais régir la vie des citoyens au quotidien, tout en répondant aux attentes des populations.

Le Code civil n’est-il pas, en effet, celui qui fixe l’ensemble des règles relatives notamment aux actes de l’état civil, à la nationalité, à la jouissance des droits civils, au mariage, à la filiation, à l’adoption, à la propriété et à ses démembrements, aux régimes matrimoniaux, aux successions, aux libéralités, aux obligations et aux principaux contrats et actes usuels ?

– Ensuite, parce que nous pourrons légitimement nous réjouir, en cas d’adoption du projet de texte par les honorables députés, d’être ceux qui auront parachevé un travail technique entamé, il y a 18 ans.

Cela dit et sans vouloir revenir sur les principales innovations du projet de texte déjà brillamment développées par Monsieur le Président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, j’articulerai mon propos autour des points ci-après :

– Contexte général de la révision du Code civil ;

– Contexte spécifique ;

– Démarche stratégique ;

– Conclusion.

I- Contexte général de la révision du Code civil

Je disais tantôt qu’il s’agit d’un travail technique entamé, il y a 18 ans, c’est-à-dire depuis l’an 2000. Je m’empresse, tout de suite, d’ajouter que ce travail s’est accéléré ces quatre dernières années concomitamment avec la réforme de la Justice, entreprise par le Gouvernement en exécution des recommandations issues des Etats généraux de la Justice, tenus en mars 2011.

En fait, l’organisation des Etats généraux de la Justice et l’adoption de la Politique nationale et du Plan d’actions prioritaires de réforme de la Justice 2015-2019 font écho à l’engagement souscrit par le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, dans son discours d’investiture du 21 décembre  2010 de construire en Guinée un Etat de droit où sont, donc, appelées à être éradiquées toutes les formes de discrimination fondées notamment sur le sexe, l’âge ou le handicap.

Ces Etats généraux avaient notamment relevé que, d’une manière générale, la législation en vigueur était disparate, discriminatoire, anachronique, obsolète et non-conforme à certaines dispositions de la Constitution et à certains engagements  internationaux du pays, mais aussi comportait des vides juridiques.

L’on est, dès lors, en droit de s’interroger sur ce qui a été spécifiquement reproché au Code civil en date du 16 février 1983 actuellement en vigueur, au titre des griefs précités.

II- Contexte spécifique de la révision du Code civil

Les Etats généraux de la Justice, qui ont confirmé les résultats de l’atelier organisé à Dalaba en 2001 tout en les complétant, ont relevé à l’encontre du Code civil en vigueur des vides juridiques, mais aussi des dispositions qui sont en contradiction notamment avec nos us et coutumes, et parfois-même le bon sens.

Ils ont également relevé des contradictions avec certaines dispositions de la Constitution, de la Convention des Nations-Unies du 18 décembre 1979 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), de la Convention sur les droits de l’enfant (CDE), de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966.

Il reste entendu que les conventions précitées ont été dûment ratifiées par notre pays et que, de ce fait, elles intègrent notre arsenal juridique. Plus concrètement, les griefs ci-après ont été relevés à l’encontre du code :

– En matière de déclaration de naissance, le code en vigueur confère seulement au père le pouvoir de déclarer la naissance de l’enfant. En outre, il ne précise pas comment l’officier de l’état civil doit-il établir l’acte de naissance d’un enfant trouvé, par exemple ;

– En ce qui concerne le domicile, le code prévoit que le choix du domicile conjugal revient au seul mari, à l’exclusion de la femme ;

– A propos de l’autorité exercée sur l’enfant, le code prévoit la ‘’puissance paternelle’’ et donc l’autorité du père seulement, alors qu’en pratique les père et mère assurent ensemble l’entretien, l’éducation et l’établissement de l’enfant ; ce qui correspond plutôt à ‘’l’autorité parentale’’ ;

– En matière de mariage, le code ignore la notion de livret de famille ;

– En ce qui concerne le mariage et l’émancipation des mineurs, le code prévoit que seul le père a le droit de donner son consentement pour le mariage ou l’émancipation de son enfant mineur, à l’exclusion de la mère ;

– En ce qui concerne l’âge de la majorité, le code fixe à 21 ans l’âge de la majorité, alors que celle-ci est de 18 ans aux termes de la Convention sur les droits de l’enfant, ratifiée par notre pays ;

– En matière de nationalité, le code ne prévoit pas les formalités requises pour les déclarations de nationalité. Il ne prévoit pas, non plus, la possibilité pour un mineur de 16 ans de réclamer la nationalité guinéenne sans l’autorisation préalable de son père ou de sa mère qui assure sa garde et, à défaut, de son tuteur après avis conforme du conseil de famille.

Toujours en matière de nationalité, le code ne prend pas en compte, au titre des conditions requises pour acquérir la nationalité guinéenne, une chose pourtant essentielle, à savoir : l’assimilation de l’intéressé à la communauté guinéenne, notamment par une connaissance suffisante de l’une des langues nationales au moins et de la culture de la société guinéenne, par exemple.

Curieusement, il dispose que les maladies graves constituent un obstacle à l’acquisition de la nationalité guinéenne comme si les personnes atteintes de telles maladies ne méritent aucune compassion ;

– Par rapport à l’exercice d’une profession séparée, le code prévoit que le mari seul peut exercer  librement, par exemple, le commerce ; quant à la femme, il faudra l’autorisation préalable du mari ;

– Par rapport au divorce, le code prévoit que le mari peut demander le divorce pour adultère de sa femme, peu importe le lieu de commission de l’adultère, alors que la femme ne peut demander le divorce, pour adultère de son mari,  que si celui-ci entretient sa concubine au domicile conjugal ;

– Par rapport à la garde de l’enfant, le code prévoit qu’en en cas de divorce et jusqu’à l’âge de 7 ans, l’enfant voit sa garde assurée par la mère et, au-delà, par le père, sans considération, par exemple, de l’inconduite notoire de l’un ou de l’autre époux ; ce qui manifestement ne prend pas en compte les intérêts supérieurs de l’enfant ;

 – En matière successorale, le code fait une distinction, entre les héritiers, fondée sur le sexe, l’âge et l’absence en prévoyant qu’à l’occasion du partage de la masse héréditaire, il est attribué aux femmes, aux mineurs et aux absents des soultes.

Le code prévoit, en outre, que l’extrême vieillesse est une cause  d’ouverture de la succession ; ce qui va à l’encontre du bon sens-même.

Toujours en matière de succession, le code prévoit que la femme sans enfant hérite de son mari prédécédé dans la proportion suivante : chaque période de cinq années de vie commune correspond à un enfant ; ce qui paraît utopique, encore que dans la pratique, cette règle ne semble jamais avoir été appliquée. Curieusement d’ailleurs, le même code prévoit, en outre, que l’ensemble des veuves a droit au 1/8 de la succession, sans préciser s’il s’agit des veuves ayant ou non des enfants.

Il faut, tout de même, reconnaître que les femmes veuves sans enfant sont insuffisamment protégées par le code en ce qu’elles font l’objet, le plus souvent, d’expulsion de la concession familiale au décès de leur mari.

De même, le jugement d’hérédité existe en pratique ; mais il n’a aucune base légale ;

 En matière de location d’immeuble à usage d’habitation, le code ne protège pas suffisamment les locataires contre les expulsions fantaisistes du propriétaire.

– En ce qui concerne l’assistance éducative, le code ne prévoit pas cette mesure, même si la santé, la sécurité et l’éducation de l’enfant sont compromises en raison du comportement peu vertueux des parents.

Outre de mauvaises formulations de certaines de ses dispositions et au-delà des griefs énumérés ci-dessus, le Code civil en vigueur n’est pas très à jour en ce qu’il ne prévoit pas, par exemple :

-la déchéance et le retrait partiel de l’autorité parentale, notamment en cas de participation de la personne qui assure la garde de l’enfant à la commission d’un crime ;

-l’assistance éducative aux mineurs dont la santé, la sécurité et la moralité sont compromises au sein de la famille ;

– l’écrit électronique comme moyen de preuve.

En plus, il traite très insuffisamment  notamment les contrats générateurs de personnes morales, telles que la société civile, la société civile professionnelle et les associations, et il ne protège pas suffisamment notamment les biens immeubles appartenant à l’Etat ou à ses démembrements contre les spoliations organisées par des cadres peu scrupuleux de l’Administration.

III- Démarche stratégique

Pour corriger les lacunes relevées à l’encontre de nos textes normatifs dans leur ensemble, la Politique nationale de réforme de la Justice a consacré l’un de ses axes d’intervention à l’accès au droit et à la Justice.

Il est à noter qu’au nombre des orientations stratégiques de cet axe d’intervention, figure l’adaptation du droit à l’évolution sociale par la modernisation et la simplification de l’arsenal juridique.

C’est justement dans le cadre  de la mise en œuvre de ce volet relatif à la modernisation et la simplification de l’arsenal juridique que  le ministère de la Justice, en partenariat avec le ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance et avec l’appui de partenaires techniques et financiers, a mis en place une nouvelle Commission nationale de révision notamment du Code civil.

Cette commission qui comprend des représentants de la famille judiciaire, des ministères de la Défense, de la Sécurité, des Droits de l’Homme et de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance, des organisations de la société civile et des Partenaires techniques et financiers, s’est retrouvée dans des travaux d’atelier.

Au regard du nombre et de l’importance des lacunes signalées plus haut, la commission a estimé que de simples modifications des dispositions de certains articles du code en vigueur ne pouvait suffire et qu’il fallait donc une refonte totale du texte, c’est-à-dire un nouveau code.

A cet effet, l’avant- projet de Code civil élaboré par la commission, puis validé par le Gouvernement et à présent soumis aux honorables députés pour adoption, comprend 1635 articles contre seulement 1189 pour le code en vigueur, soit 446 articles supplémentaires.

A cet égard, il convient de souligner que le maintien, par les rédacteurs du projet de code, des dispositions relatives à l’interdiction de la polygamie, explique principalement le retard mis dans la transmission de ce projet de code à l’Assemblée nationale.

A présent, cet obstacle n’existe plus en ce que le projet de texte adopté par le Gouvernement et transmis à l’Assemblée nationale prévoit bien le statuquo sur les dispositions du code en vigueur relatives notamment à l’interdiction de la polygamie. Mais au niveau des commissions parlementaires, ainsi que l’a précisé Monsieur le Président de la Commission des lois, il est plutôt proposé la possibilité pour les époux de choisir, au moment de la célébration du mariage, entre la monogamie et la polygamie limitée à quatre femmes.

Le motif invoqué à cet effet, ce sont les us et coutumes du pays, mais aussi les dispositions de l’article 7 de la Constitution aux termes desquelles « Chacun est libre de croire, de penser et de professer sa foi religieuse, ses opinions politiques et philosophiques ». En tout état de cause, l’Assemblée nationale est souveraine.

III- Structure du projet de texte

Honorables députés, le projet de code qui vous est soumis est articulé autour de cinq livres et se présente comme suit :

–  Des dispositions préliminaires ;

– Livre I : Des personnes ;

-Livre II : Des régimes matrimoniaux, des successions et des libéralités ;

-Livre III : Des biens

– Livre IV : Des obligations

– Livre V : Des principaux contrats et actes usuels ;

-Des dispositions finales.

Conclusion

Honorables députés,

Mesdames et messieurs,

De ce qui précède, il s’agit d’un outil précieux qui est soumis à l’appréciation des honorables députés.

Je saisis donc cette occasion pour remercier très sincèrement les représentants des pouvoirs publics et de la société civile, ainsi que les experts et les partenaires techniques et financiers pour leur appui à l’élaboration du présent projet de Code civil.

En même temps, honorables députés ici présents, je vous exhorte à faire œuvre utile en adoptant à l’unanimité le projet de texte qui vous est à présent soumis. Ce faisant, vous pourrez – une fois de plus – légitimement être fiers d’avoir été ceux qui, après dix-huit longues années de travail technique pratiquement ininterrompu, ont finalement adopté et mis ce précieux outil à la disposition de nos populations.

Je vous remercie.

Transmis par la cellule de communication du Ministère de la justice

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L’ancien président, Alhaji Shehu Shagari est décédé à 93 ans

in Actualités/International

L’ancien président nigérian Shehu Shagari est décédé hier à l’Hôpital National d’Abuja à l’âge de 93 ans.

Shehu Usman Aliyu Shagari a été le premier et le seul président de la deuxième République du Nigeria, après la passation du pouvoir par le gouvernement militaire du général Olusegun Obasanjo.

Il a été président du Nigeria entre 1979 et 1983. Il s’est présenté aux élections et a été réélu en 1983, mais un coup d’État militaire organisé le 31 décembre 1983 a mis fin à son deuxième mandat.

Après le coup d’État, il a été arrêté par le gouvernement militaire sur la base d’allégations de corruption. Il a cependant été innocenté des allégations, mais cela n’a pas empêché la junte militaire de l’interdire à vie de faire de la politique active.

Avant d’entrer en politique en 1951, Shagari était un enseignant. Quatre ans après son entrée en politique, il a été élu membre de la Chambre fédérale des représentants.

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport.
paulegaelle@afrikmag.com

Source : https://www.afrikmag.com

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La Chine va rendre le dopage passible de prison

in Actualités/International/Sport

Une mesure de dissuasion à l’approche des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin en 2022.

Alors que les Jeux Olympiques d’hiver 2022 se rapprochent à grand pas, la Chine a décidé de marquer un grand coup. Son idée : rendre le dopage passible de prison. Selon l’agence officielle chinoise « Xinhua », les plus hautes autorités sportives et judiciaires du pays sont, en effet, en train de rédiger des textes qui devraient faire tomber certains cas sous le coup du Code pénal.

Le directeur de l’administration sportive chinoise, Gou Zhongwen, a précisé à l’agence de presse que ces mesures devraient entrer en vigueur « probablement début 2019 ». « C’est notre volonté de montrer au monde que nous sommes réellement sérieux quant à l’antidopage, et que nous prenons des mesures concrètes dans la lutte contre le dopage », a expliqué Gou Zhongwen.

Multiples scandales

Il faut dire que la réputation sportive internationale de la Chine a été entachée par plusieurs scandales de dopage ces dix dernières années. Certains athlètes ont même été déchus de leur médaille d’or olympique.

En janvier 2017, c’est par exemple trois haltérophiles chinoises médaillées d’or au JO de Pékin en 2008 qui ont été dépossédées de leurs médailles après de nouvelles analyses. La même année, un médecin chinois a affirmé que le dopage était une pratique courante en Chine dans les années 1980 et 1990 dans toute une série de disciplines, dans un entretien avec des journalistes allemands.

Plusieurs suspensions

Toutes les médailles remportées par des sportifs chinois dans les principales compétitions internationales dans les années 1980 et 1990 sont donc entachées par le dopage, selon les dires de ce médecin, Xue Yinxian.

Cette année, la Chine a exclu certains de ses propres athlètes ayant utilisé des substances illicites, afin d’améliorer son image dans le monde du sport. Ainsi, en janvier, une patineuse de vitesse a été interdite pour deux ans de toute compétition et exclue des rangs de l’équipe nationale, peu avant les JO de Pyeongchang en Corée du Sud.

Le même mois, la championne de Chine du marathon Wang Jiali a été suspendue huit ans après avoir été contrôlée positive pour la deuxième fois.

Source AFP





Source : https://syndication.lesechos.fr

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Une autre voie pour former les étudiants africains

in Actualités/International/Société

Le campus de l’Université Loyola du Congo (ULC) à Kinshasa. Un partenariat a été signé avec l’école d’ingénieurs ICAM.

La récente hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers (hors Union européenne), annoncée récemment par le gouvernement, affectera particulièrement les étudiants venus d’Afrique. Pour une raison simple : ceux-ci sont, de loin, les plus nombreux parmi les étudiants concernés par la mesure. La décision a d’ailleurs suscité de nombreuses critiques, y compris sur ce blog. 

Il faut peut-être regarder les choses autrement. Quel est, en effet, l’enjeu ? Au-delà du sort personnel et des difficultés que connaissent de nombreux étudiants africains, la vraie question est celle-ci : comment aider l’Afrique à sortir du sous-développement, en favorisant la formation des cadres et dirigeants dont elle a besoin, à l’heure où nombre d’experts annoncent son proche décollage économique ? Comment faire en sorte que l’Afrique dispose enfin des talents nécessaires pour entrer dans une nouvelle ère, celle du développement ? Comment tendre la main à ce continent, en ayant le souci prioritaire de l’efficacité ? Force est en tout cas de constater que, depuis des décennies, la méthode utilisée – accueillir en nombre les étudiants africains sur les campus de l’Hexagone – n’a pas donné les résultats escomptés. Les raisons en sont multiples. D’abord, les étudiants africains se tournent souvent vers des disciplines qui, si elles sont parfaitement légitimes et estimables, n’ont qu’une utilité limitée pour favoriser le développement économique. Ensuite, beaucoup de jeunes diplômés africains, à l’issue de leur cursus, n’ont guère envie de retourner au pays, et ne rêvent, au choix, que de rester en France ou de partir travailler sous d’autres cieux (Canada, Etats-Unis, etc.). Ajoutons que certains voient dans l’arrivée massive d’étudiants africains un vecteur supplémentaire d’immigration clandestine, ou un moyen pour certains d’entre eux de bénéficier durant quelques années du statut étudiant et de la protection sociale (Sécurité sociale) qui l’accompagne. Sans compter que les étudiants issus de milieux aisés représentent une part significative – mais difficile à évaluer avec précision, il est vrai – du nombre de bénéficiaires des frais d’inscription très faibles pratiqués jusqu’alors par les universités. Bref, la France (comme d’autres pays européens, au reste), investissent chaque année des sommes considérables dans la formation de cadres qui, au final, ne profitent guère à l’essor de l’Afrique.

Dans ce contexte, accueillir massivement des étudiants venus du Maghreb ou d’Afrique centrale n’est sans doute pas la seule ni la meilleure solution. Depuis quelques années, une autre stratégie commence à se répandre. Elle consiste avant tout, pour les établissements, à former les étudiants africains sur le sol africain – soit en ouvrant des campus en propre, soit en signant un accord avec un partenaire local. Les avantages sont au nombre de trois. D’abord, un coût total de la formation beaucoup moins élevé : les frais de transport sont supprimés ou fortement réduits, les dépenses d’hébergement et de nourriture très inférieures à ce qu’elle sont en France, et le coût réel de la scolarité bien moindre. Ensuite, ce type de dispositif permet aux enseignants et à la communauté éducative de mieux s’imprégner de la réalité des pays concernés, et d’être davantage à l’écoute des besoins du tissu économique local. Enfin, à plus long terme, cette stratégie devrait favoriser l’essor sur le sol africain d’un enseignement supérieur de qualité.

De nombreux établissements français, universités et grandes écoles, se sont engagés dans cette voie, sous des formes variées. Pêle-mêle, on peut citer Centrale-Supélec au Maroc, Dauphine à Tunis, le groupe ESC Troyes, l’Essec, Kedge au Sénégal, Toulouse Business School à Casablanca, l’EM Lyon… Certains choisissent de s’implanter directement au coeur du continent africain, avec des campus de petite taille, par exemple au Sénégal, au Cameroun, au Congo… Keep Reading

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